Lancement de l’exposition QuébécoisEs, MusulmanEs … Et après?


Publié le 16 mars 2017

La professeure Stéphanie Arsenault a fait les démarches afin d’obtenir la participation d’habitants de Québec à l’exposition.

©(Photo TC Media – Charles-Olivier Caron)

ART. L’exposition QuébécoisEs, musulmanEs… et après? a été lancé ce midi, au Patro Roc-Amadour. Les 32 clichés et textes sur la vie de Québécois musulmans seront exposés au Patro Roc-Amadour et à la Bibliothèque Monique Corriveau pour le mois de mars.

L’initiative a été créée il y a deux ans par LavoiEdesFemmes et le Centre justice et foi à Montréal. Avec l’implication de plusieurs organismes de la région de Québec, l’exposition s’est déplacée dans la ville pour le reste du mois. « L’objectif est de montrer que ces personnes ne sont pas différentes. Il faut aussi déconstruire les idées préconçues autour des musulmans, par exemple expliquer que tous les Arabes ne sont pas musulmans ainsi que d’autres concepts du genre », affirme Abdellah Jaafria, directeur général du Carrefour Action Interculturel de Québec et coordonnateur de l’événement à Québec.

Faire un rapprochement

L’objectif du projet est aussi de favoriser l’ouverture et la compréhension de tous. « Avec les photos au quotidien, on veut mettre de l’avant le fait qu’il n’y a pas nécessairement de différence dans la vie de ces gens », explique M. Jaafria. Il croit que cette exposition permettra à tous les Québécois de mieux vivre ensemble. « Il faut que les arrivants soient conscientisés sur leur terre d’accueil, mais il faut aussi que la terre qui les accueille soit conscientisée à cette diversité culturelle », poursuit-il.

L’exposition est soudée autour des thèmes de l’ouverture et de la construction de liens. « Nous n’avons pas utilisé les mots contre le racisme, mais des mots et thèmes prônant une ouverture de dialogue pour commencer à faire un rapprochement et tout cela permettra de comprendre les choses pour tout le monde », précise-t-il.

Positif pour les communautés culturelles

Stéphanie Arsenault, professeure à l’École de service social de l’Université Laval et coordonnatrice de l’événement, s’est impliquée dans la venue de l’exposition à Québec. Ses liens avec les groupes fondateurs de l’initiative et son investissement professionnel dans le domaine du travail social avec les personnes immigrantes et réfugiées lui a donné envie de s’impliquer. « J’y trouve énormément d’intérêt, car c’est en lien avec la thématique que j’enseigne et qui me tient à cœur », explique-t-elle.

Elle est convaincue que cette exposition pourra aider de manière positive les communautés culturelles du Québec. « Depuis quelques années, le groupe de population de confession musulmane est affecté par des stéréotypes négatifs. Comme je suis déjà impliquée dans plusieurs organismes qui ont cette thématique à cœur, je tenais à participer à la création de cet outil pour déconstruire les préjugés et construire une image plus juste, hétérogène et diversifiée », dit-elle.

Divers ateliers et activités se tiendront jusqu’au 6 avril prochain à la Bibliothèque Monique Corriveau et au Patro Roc-Amadour.

Des portraits de la vie des participants ainsi que leur histoire.

©(Photo TC Media – Charles-Olivier Caron)