Retour à la nature pour le Pow Wow international de Wendake


Publié le 26 juin 2016

FESTIVITÉS. Le Pow Wow de Wendake a renouvelé ses installations pour être plus que jamais connecté à la nature, un élément primordial pour les 135 danseurs venus se partager les quelque 33 000$ de bourse.

Le Pow Wow 2016 a connu une année monstre, avec près de 18 000 participants à l'événement selon l'organisation. Chez les 135 danseurs et batteurs en compétition, 24 Nations autochtones différentes étaient représentées, d'aussi loin que de la Colombie-Britannique jusqu'à l'Arizona, en passant par le Québec et les provinces maritimes.

Le vif succès de cette année a sans doute à voir avec le tout nouveau cerle de danse de la Nation, qui a nécessité des investissements de 315 000$. «J'avais peur qu'on perde des danseurs, admet la directrice générale chez Tourisme Wendake, Colombe Bourque. Un Pow Wow, c'est des danseurs, des drummers et des exposants. Les danseurs commençaient à se parler, disant ne pas trop savoir s'ils allaient revenir ou non.»

Auparavant, la scène réservée aux danseurs était éphémère. «Quand on faisait notre Pow Wow ici dans le stationnement, on avait un tapis de danse qui était quand même confortable pour les danseurs, mais il n'était pas connecté avec la terre mère, explique Mme Bourque. C'est très important pour les danseurs d'être connecté avec le sol.» Selon l'organisation, le nouveau cercle de danse a charmé les participants des compétitions.

Lors de la compétition de danse, six catégories de danseurs sont représentées, des plus jeunes aux plus âgés. Vêtus de leur regalia, l'habit traditionnel des danses autochtones d'Amérique du Nord, ils s'évertuent, sous le chaud soleil de Québec, à livrer le meilleur de leur performance. «Pour les danseurs, c'est un acte très spirituel, rapporte le stratège marketing et communication Jonathan Bérubé. Par exemple, dans la compétition des danses clochette, chacune des clochettes accrochées sur la regalia, comporte un vœu.»

Avec ce nouveau cercle de danse, il n'y a plus d'incident sur le fait d'être en ville pour le Pow Wow, au contraire, selon Colombe Bourque. «Il y a de la place pour dormir, il y a des hôtels, des installations de camping», énumère-t-elle. Parmi la quinzaine de Pow Wow du Québec, celui de Wendake est le plus urbanisé, aux dires de la directrice.

Une journée supplémentaire

Si l'événement annuel a connu un achalandage bonifié, c'est également grâce à la journée supplémentaire de cette édition. «Il n'y avait pas vraiment d'activités le vendredi auparavant, explique le stratège marketing et communication Jonathan Bérubé. On est vraiment venu bonifier notre programmation.» Les vendredi et samedi soirs, autochtones et non-autochtones ont pu échanger et «jammer» sous le son des tambours.

Les exposants ont eux aussi déménagé cette année, se trouvant désormais dans le sentier du parc linéaire de la rivière Saint-Charles. Pour la première fois, c'est plus d'une quarantaine d'artisans qui sont venus faire un tour à Wendake.

Québec Hebdo