Les chants wendat maintenant immortels

François Couture propose Yahndawa’


Publié le 29 août 2011

«Les cordes donnent de l’ampleur et les chants la chaleur», note le compositeur et musicien de Charlesbourg François Couture. Les chants traditionnels sociaux du peuple wendat sont maintenant immortels. Les solistes Andrée Levesque Sioui et Akienda Lainé ont enregistré une berceuse ainsi que des chants de danse, une dizaine au total.

Yahndawa’ est le cinquième album de François Couture, originaire de Loretteville. «En parallèles, ça fait cinq à six ans que j’ai décidé d’avoir toujours un projet personnel en route», explique-t-il. Qallunak a été produit avec des Inuits, le deuxième album Ludovica a une saveur folklorique et le troisième est plus jazzé. «Ça ne me tente pas de faire la même chose deux fois. Je me suis toujours intéressé aux musiques du monde. Wendake, c’était à deux pas de chez moi [quand j’étais jeune]», fait valoir le compositeur et musicien ajoutant que parfois on regarde trop loin alors que des idées de projets sont tout près.

Les chants wendat d’Andrée Levesque Sioui et Akienda Lainé ont été enregistrés avec un orchestre d’une vingtaine d’instrumentistes à cordes dirigés par le chef d’orchestre François Dorion. «Avec les cordes, on était capable d’avoir une certaine masse pour créer un paysage. Je ne voyais pas une nécessité d’avoir des cuivres», raconte M. Couture. L’album Yahndawa’ signifie rivière en wendat. Le nom a été donné en l’honneur de la rivière Saint-Charles. «Le fil conducteur est la rivière. Les eaux sont tumultueuses tantôt bercées», indique Andrée Levesque Sioui.

Pour l’instant impossible de connaître la signification des chants. Les traces des significations ont été perdues avec les années. Un groupe travaille présentement sur un projet afin de traduire la langue, selon Andrée Levesque Sioui. Une tâche ardue puisque le wendat a subi des modifications avec l’évolution. «On ne fait pas un disque ethnologique. Les traditionalistes ont dit que ça faisait du bien [pour] que la culture demeure vivante», ajoute Mme Levesque Sioui.

Une tournée internationale devrait voir le jour. L’équipe ayant travaillé sur le projet de Yahndawa’ souhaite tenir des concerts en 2012.

L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo