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Article citoyen :
Les jeunes n'ont pas le monopole de la pauvreté





Publié le 19 Novembre 2010
Publié le 19 Novembre 2010
Lawrence Griffin

Il arrive souvent, quand l’on marche dans la rue, de voir des jeunes qui tentent de nous quêter de l’argent, sous le prétexte qu’ils n’ont pas d’argent pour manger, et il m’est même déjà arrivé de voir un jeune fouiller littéralement dans les poubelles d’un abribus pour se chercher des restants.

Il m’est déjà arrivé aussi de voir des gens qui faisaient les poubelles situées près des abribus pour se chercher des cannettes afin de se faire un peu de sous pour s’acheter de la nourriture, mais hier, il s’est passé quelque chose, que je ne croyais jamais que je verrais un jour.

Alors que je me trouvais sur le chemin Ste-Foy dans le quartier St-Sacrement qui est le quartien qui a le plus de personnes âgées à Québec, une femme d’environ 70 ans est venue me voir pour me demander si je pouvais l’aider, quand je lui ai demandé ce que je pouvais faire, elle m’a dit qu’elle avait besoin d’argent pour manger, je dois avouer que ça fait bizarre, surtout quand on sait que pour plusieurs, les aîné(e)s sont supposé(e)s être plus riches que jamais.

Mais il n’y a rien de plus faux, puisque selon l’économiste Ruth Rose, en 2005: 32,1% des aïnées tentaient de survivre avec environ 13,700$, alors que le seuil de faible revenu fixé par Statistique Canada était de 18,302$ en 2008.

Pour les femmes vivant cette situation intolérable, ça peut comporter le risque de devenir itinérante à cause des problèmes de violence conjugale quand elle n’est pas familiale.

Pour ce qui est du taux de pauvreté chez les hommes pour la même période, il était de 19,2%.

En passant, je me souviens qu’à une certaine époque, on parlait de «seuil de pauvreté» et maintenant, on parle plutôt «de seuil de faible revenu», pourquoi? Est-ce à cause que c'est plus «politically correct» que d'utiliser seuil de pauvreté?

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