La guerre

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En ces jours interminables ressemblant à une longue nuit, dans ces champs, ces bois et derrière ces pierres, nul n’est à l’abri de la mort. Le temps n’est que le battement de leur cœur où chaque seconde est peut-être la dernière en enfer. Dans la tranchée, il y a la rivière où les poissons sont morts et les rats y apprennent à nager.

 

Dans la tête des hommes et dans leur cœur, la raison et la haine ne sont plus, seul l’instinct de survie et la marche militaire raisonnent. En ces moments, il est permis de tuer, mais le prédateur est aussi le gibier, car à ce jeu de la guerre, personne ne gagne.

 

Dans cette nuit de la peur dominant toutes les heures, il y a les médailles du courage qui règnent sur les collines de croix blanches. Ils étaient partis avec une photo de ces visages à qui ils avaient promis de revenir. Certains sont revenus sans être capables de raconter et revivent leurs douleurs.

 

Il y a bien sûr toute cette folie des hommes sans repère de leur conscience, dans les viols que même le regard de l’enfant témoin ne peut éveiller. Il y a le labyrinthe de l’âme perdu dans sa douleur, puis la compassion de celui et celle qui ont vu et survécu.

 

Alors quand je vois toute cette pluie de souffrance en ces jours sombres de l’humanité, je cherche l’arc-en-ciel tel l’espoir montrant le chemin vers la lumière. La guerre, c’est quand la haine prenant racine avec force dans un seul homme peut décimer des millions d’autres dans sa soif de pouvoir et du mal absolu. La guerre est en celui qui veut éteindre sa douleur par la haine. La guerre voit le jour dans cette grande nuit de la non-tolérance de la différence dans notre cœur. C’est la douleur engendrant la douleur dans ce labyrinthe de l’enfer.

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