Pétition du groupe «Forêt y voir... à notre boulevard du Loiret»
Les conseillers municipaux ont reçu le 16 avril dernier lors de la séance régulière du conseil municipal de Québec une pétition de 736 signatures de résidents membres du groupe «Forêt y voir... à notre boulevard du Loiret» quant aux impacts du projet de développement actuellement en cours sur le boulevard du Loiret au nord du chemin Château-Bigot.
Se disant dans un premier temps en accord avec la construction d’un chemin d’accès à la future usine de traitement de l’eau, les signataires se disent plutôt inquiets de la réalisation, dans le secteur, d’un développement domiciliaire de base et haute densité, soit des constructions éventuelles de bâtiments abritant de huit à 65 logements et plus par hectare.
Lors d’une première rencontre à laquelle assistaient une cinquantaine de citoyens, il a été convenu que ce projet menaçait la qualité de vie quotidienne de ces mêmes citoyens et des membres de leurs familles. Ces gens ont de plus estimé que le prolongement du boulevard affectera la faune, la flore et les trois rivières qu’on retrouve dans le secteur.
Les gens qui ont signé la pétition demandent d’abord que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs applique la réglementation en vigueur. Cette demande forcerait la Ville à réaliser une étude d’impact environnemental de ce projet de prolongation de boulevard.
La pétition remise aux autorités municipales demande également que la Ville impose un moratoire sur tout projet de développement résidentiel sur les terrains vacants au nord du chemin de Château-Bigot. Ce moratoire serait en vigueur jusqu’à ce que la Ville soumette un plan d’aménagement d’ensemble du secteur et consulte les citoyens avant de mettre en oeuvre ce type de projet.
«En déposant cette pétition, on veut signifier aux élus notre attachement à cette forêt urbaine, ont laissé entendre les deux porte-parole des signataires, Martine Sanfaçon et Carl Baribeau. Nous comptons maintenant nous assurer que le développement dans le secteur se fera en harmonie avec les milieux résidentiel et naturel».