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Les Invincibles, ces éternels ados superhéros

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Article mis en ligne le 20 avril 2007 à 15:30
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Les Invincibles, ces éternels ados superhéros
Le réalisateur et coscénariste des Invincibles, Jean-François Rivard, ne dédaignerait pas en faire une trilogie.
Les Invincibles, ces éternels ados superhéros
On les surnomme «ados attardés» ou encore «adultes immatures». On leur reproche de fuir les responsabilités, les femmes et les enfants. Fait indéniable pourtant, Les Invincibles ont magnifiquement su enchaîner les péripéties au travers d'une enveloppe BD qui s'est définitivement démarquée au petit écran. Et si tel était l'objectif premier, comme l'assurent le réalisateur et coscénariste, Jean-François Rivard, ainsi que le Psyro de la série, Rémi-Pierre Paquin, les Invincibles auraient bel et bien des supers pouvoirs que trop ont sous-estimés.
En conférence au Festival de la bande dessinée francophone de Québec, dont ils étaient d'ailleurs les présidents d'honneur, les Invincibles ont dû répondre de ce cliché d'adolescents qu'on leur accole. «Pourquoi en vouloir tant à l'adolescence, s'interroge Jean-François Rivard. Personnellement, j'aimerais toujours garder un côté adolescent, un côté qui exprime sa rébellion, qui remet sans cesse en question. Ça ne peut que nous faire avancer dans la vie.»

Ce cliché, largement répandu, s'est même amplifié jusqu'à les associer à des losers pathétiques. Pensée qui a traversé l'esprit de la masse québécoise alors que la série débute par le pacte des quatre super-héros de laisser leurs copines respectives. Vraisemblablement, le motif principal de ce geste a échappé au public, si l'on se fie aux propos du réalisateur. «Ils (les Invincibles) sont hantés par une insatisfaction et décident de se mettre en action, d'entreprendre une quête vers le bonheur. Ça ne fait pas d'eux des losers. Pour moi, un loser se laisse plutôt choir et aller par la vie.»

«Les médias ont vite fait d'analyser les personnages de la série comme des losers, simplement parce qu'ils ne sont pas parfaits et ne réussissent pas nécessairement tout», ajoute Rémi-Pierre Paquin.

Analysée, l'œuvre de Jean-François Rivard et de François Létourneau l'a été de fond en comble. Amenant médias et populace à questionner le comportement de la trentaine d'aujourd'hui, de la déroute de ces «adulescents» qui ne prendraient pas leurs vies en main. Pourtant, aussi réaliste et bien ficelé que puisse être le portrait, il n'était en aucun cas l'objectif du projet. «On analyse rarement une œuvre pendant qu'on la crée. Nous, on a simplement voulu raconter une histoire d'amitié entre quatre gars, infiltrée par le mensonge. Ça se peut que pour certains, toute la question de reflet de société découle de la série, mais ce n'était pas notre intention», explique le réalisateur.
Rôles assumés
Et, malgré qu'ils soient accablés de cette perception de «désorientés», les deux surhommes assument complètement d'être des Invincibles. «J'aime beaucoup mieux être associé à Rémi qu'à n'importe lequel des autres personnages que j'ai joué dans un téléroman moins excitant», confie Rémi-Pierre. «C'est sûrement le meilleur projet dans lequel je me suis embarqué depuis le début de ma carrière, ajoute Jean-François. Il me représente puisqu'il touche tout ce que j'aime, la BD, la musique, la réalisation...»
Sans compter que les cinq gars de Québec pouvaient mixer amitié et travail tous les jours avec la télé-série. Un aspect qui les rend nostalgiques, alors que le dernier épisode était diffusé il y a quelques semaines à peine. «J'ai peur d'avoir vécu un projet trop l'fun, trop tôt», confie le jeune acteur.

Psyro peut toutefois ravaler ses sanglots puisqu'une troisième saison n'est pas si loin dans l'imaginaire périphérique des deux scénaristes. «C'est sûr que pour l'instant, je n'envisage pas tout de suite une troisième saison. J'ai plutôt hâte de prendre du recul. Mais ce serait un beau défi de se renouveler et on y pense. Après tout, on est des gars de trilogie, des gars de Star Wars...»

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