Pour sortir notre nation des limbes
Boisclair n’est pas du tout responsable des problèmes du PQ. Il a performé au superlatif, mais la bouchée était beaucoup trop grosse à avaler, à son tout premier contact avec des électeurs souvent imbus de mille et un tabous. Plusieurs d’entre nous ont même choisi de bouder le PQ et de récompenser le doué successeur de Caouette. Aussi, comme c’est arrivé pour Mario, pour Arthur ou pour la mairesse Boucher, que les Québécois ont d’abord admiré, aimés puis élus, ils sauront très bien favoriser Boisclair lui aussi, dès son 2e essai, quand un Parti québécois plus réveillé, lui aura vraiment aidé et donné sa chance de continuer à performer.
Il y a un énorme manque d'unité et d'esprit d'équipe, dans l'armée du Québec consacrée à son indépendance. Les ennemis circulent même à l’intérieur, pour y cultiver et susciter la chicane et la zizanie. Le seul vrai programme prioritaire No1 à imposer et à suivre, si on veut vraiment mettre le cap sur l’indépendance et réussir, c’est de la patience, de la discipline et de l’esprit d’équipe. Car se départir actuellement d'un jeune chef de ce calibre, coûterait plusieurs années de limbes et partant plusieurs milliards à notre Nation.
Le Parti a payé déjà très cher, les départs de Parizeau, de Bouchard et de Landry. Le Québec s’apprête à découvrir lui aussi, que ses objectifs majeurs sont aux antipodes de ceux de nos amis canadiens, et que le coût de son loyer dans cette fédération perturbe considérablement le financement de ses priorités.
André Marceau, Québec