Le Conseil du patronat du Québec s’oppose à la hausse des cotisations d’assurance-emploi
Projet de loi C-269
Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) s’oppose vertement à l’adoption du projet de loi C-269, projet qui aurait pour effet d'augmenter les bénéfices du régime d’assurance-emploi avec comme conséquences une augmentation des coûts du régime et, craint-on inévitablement, une hausse des taux de cotisation pour les employés et les employeurs.
Déposé par le Bloc québécois et appuyé par les deux autres partis d’opposition (Parti libéral et NPD), ainsi que par les trois principales centrales syndicales du Québec (FTQ, CSN, CSQ), le projet de loi assouplit le nombre requis d'heures travaillées pour se qualifier à l'assurance-emploi, tel que réclamé par les travailleurs saisonniers depuis des années. De plus, il augmente la durée de la période de prestation, il accroîtle taux de prestation et il hausse le maximum de rémunération assurable.
«Il est pour le moins étonnant qu’un projet de loi avec autant d’incidence puisse se rendre en troisième lecture sans que jamais personne n'ait pris la peine de consulter la principale association patronale du Québec. Le financement de l'assurance-emploi est pourtant assumé par les employeurs et les travailleurs», s’insurge le président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon.
Comme il s’agit d’un projet de loi privé ayant une incidence financière, M. Kelly-Gagnon a confiance que le gouvernement fédéral fera usage des moyens à sa disposition pour en prévenir l’adoption. Rappelons que le CPQ est la principale confédération patronale au Québec.