Le président du RTC, Gilles Marcotte, a eu droit à plusieurs critiques de ses collègues.
L’opposition réclame de l’action
Projet de stade de soccer au parc Chauveau
Le projet de stade couvert de soccer au parc Chauveau est toujours en attente de réponses des gouvernements fédéral et provincial quant à des subventions qui permettraient d’attacher les dernières ficelles et de débuter les travaux. L’opposition à la Ville de Québec commence d’ailleurs à s’impatienter et demande à la mairesse de Québec d’être un peu plus proactive dans ce dossier.
«Il n’y a pas encore de première pelletée de terre en vue et on est toujours en attente, mentionne la chef de l’opposition, Ann Bourget. On veut donner des réponses aux jeunes joueurs. Partout au Québec ça bouge mais pas ici.»
Dressant la liste des projets actuellement en marche dont notamment ceux du Campus Notre-Dame-de-Foy et de Lévis, cette dernière demande à la mairesse de Québec de ne pas se contenter de promesses verbales mais d’aller chercher des confirmations écrites. Elle craint que les délais fassent augmenter la facture qui est actuellement évaluée à 18 M$, partagés à parts égales entre les trois paliers.
La mairesse de Québec, Andrée P. Boucher, a elle aussi hâte de recevoir les confirmations gouvernementales qui allumeront le feu vert. Mais il n’est pas question de revoir le projet à la baisse pour faciliter l’obtention des subventions.
«La meilleure façon d’obtenir une réponse positive est de faire front commun, souligne-t-elle. C’est un complexe qui fait l’unanimité et que les gens attendent depuis plusieurs années. On a un projet sur la table et c’est celui-là qu’on va défendre.»
Des propos critiqués
Des propos tenus sur les ondes de CHOI FM la semaine dernière par le président du RTC, Gilles Marcotte, ont eu des échos au conseil municipal. Ce dernier avait notamment déclaré ne pas prendre l’autobus en raison de problèmes de fiabilité et de confort.
La conseillère du district des Laurentides Marie-France Trudel a ouvert le bal des critiques et elle a été suivie par plusieurs de ses collègues.
«Je ne peux pas comprendre que le président du RTC critique son propre service, affirme le conseiller du district de Sillery, Paul Shoiry, lui-même ancien président de l’organisme public. Son rôle est de donner l’exemple et il doit en faire la promotion et en vanter les mérites.»
Le vice-président du comité exécutif, Ralph Mercier, est même allé jusqu’à suggérer au principal intéressé d’écrire une lettre à ses employés pour s’excuser et rétablir un climat de confiance.
«Il ne faudrait pas tomber dans la démagogie, réplique Gilles Marcotte, estimant avoir été cité hors contexte. Même si je ne prends pas l’autobus, ça ne m’empêche pas de travailler au développement du RTC.»
Ce dernier a promis de profiter du transport en commun pour se rendre à la prochaine séance du conseil municipal.
Fernand Trudel
Commentaire mis en ligne le 4 avril 2007En regardant les débats du Conseil de Ville et surtout les attaques de l'opposition sur la fluoration de l'eau et la mise en boîte de Messieurs Marcotte et Vaillancourt sur le RTC suite aux propos malheureux et indignes de son président à la radio et à la télévision, je me suis demandé si la fusion était encore un bonne chose.
D'abord le débat sur la fluoration de l'eau est celui d'étendre ce service aux anciennes villes de la «maudite banlieue» alors que l'ancien Québec est desservi depuis des lustres. Mme Bourget est même prête à sacrifier son privilège sur l'autel de l'environnement pour ne pas que les citoyens de ceinture aient le même niveau de protection sur la carie dentaire que le centre-ville. Une harmonisation par le bas, quoi!!!
Ensuite, le débat sur les paroles blessantes du président du RTC a fait ressortir la disparité entre encore le centre-ville qui cherche à chromer le transport en commun en prônant le dispendieux tramway et ceux de la « maudite banlieue » qui clament à corps et à cris une amélioration du service. Encore là le niveau de service est disparate entre les composantes de la Ville. Est-il plus urgent de faire des études sur une hypothèse qui verra peut-être jamais le jour, où de consacrer le plus de fonds et d'énergie possible à améliorer le service existant. Serait-il plus sage de doter, avec cews 8 millions, Québec de minibus électriques, d'accélérer la mise en place des dessertes métrobus projetées et d'acheter des autobus articulés bi-énergie pour desservir les circuits 800 que de tabler sur un projet de tramway aux allures de coûts faramineux comme le stade olympique de Montréal. Est-ce le phénomène de la montréalisation qu'on veut inverser ?
Mais je me suis rappellé du combat sur les bacs de récupération où encore là la « maudite banlieue » est mise à contribution alors que le centre-ville tergiverse et tarde à emboîter le pas. C'est paradoxal qu'un arrondissement siège social du Centre de l'Environnement et chef-lieu du parti de la chef écolo, Madame Bourget, soit si dépourvu de moyens pour recycler. On peut dire comme dans la maxime : « Cordonnier mal chaussé ». Néanmoins, la distorsion entre les composantes de la nouvelle Ville est encore présente dans ce dossier.
Pendant que les citoyens attendent impatiemment les casernes de pompiers à proximité de leurs résidences dans les secteurs de la Haute St-Charles et du nord de Beauport, le RMQ se fait une beaucté au centre-ville pour recevoir les visiteurs en 2008 et là les millions foissonnent : Palais Montcalm (23 millions), Palais de l'Intendant (18 millions), reverdir les abords de la St-Charles (15 millions), défaire le toit restant du Mail St-Roch, faire un parc linéaire à la Pointe-aux-Lièvres, le Boulevard Champlain (70 millions), le boulevatd Laurier (15 millions), le boulevard Charest, etc...
Et que dire des harmonisations de la neige et des noms de rues oè encore là, les citoyens de la « maudite banlieue » ont payé le prix de leur adhésion à la fusion avec le Centre-Ville.
Nous de la « maudite banlieue » sommes-nous des payeurs de taxes seulement ou avons-nous droit à des services de proximité décents. Mme Bourget est plus forte dans l'environnement et les beaux espaces que de donner des services de base adéquats comme la protection incendie ou un réseau de transport du RTC qui couvre bien le territoire. Y a t'il deux catégories de citoyens à Québec et était-ce la raison d'être de la fusion, payer pour le centre-Ville ???