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Manque d'intention pour la prévention dans la campagne électorale au Québec

Article mis en ligne le 20 mars 2007 à 5:30
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Manque d'intention pour la prévention dans la campagne électorale au Québec
Quelle tristesse! En pleine campagne électorale au Québec, nous assistons à des débats politiques où les adversaires cherchent à se rabaisser l’un l’autre pour mieux paraitre. On se pointe du doigt et on tente de créer des scandales en utilisant des tragédies à des fins électorales. Pendant ce temps, les vrais enjeux auxquels fait face notre société ne cessent de s’aggraver. Nous avons beau suivre à la trace tous nos aspirants chefs du Québec, il n’y a personne pour parler de prévention.

Qui s’occupe des gangs de rues, du décrochage scolaire, du taux de suicide alarmant, de la consommation de stupéfiants dès l’école primaire, des problèmes financiers et des conflits familiaux? Au lieu de porter notre regard vers l’avenir et de proposer d’investir sérieusement dans la prévention des malaises, nos futurs députés profitent de cette campagne électorale pour se disputer à propos de sujets superficiels. Pouvons-nous espérer que cette attitude prendra fin durant la dernière semaine de campagne électorale? Les probabilités nous semblent bien minces...

Pourtant, les chiffres sont là! Nous ne pouvons pas nier les divers problèmes que vie notre société. La criminalité au Québec coûte des dizaines de milliards de dollars chaque année en dommages, poursuites, incarcération et aide aux victimes. L’éclatement de la famille est aussi la source d’innombrables problèmes psychologiques et physiques qui engendrent des coûts faramineux, notamment, pour le système de santé ayant déjà coûté 20,9 milliards de dollars en 2005.

Cela sans parler des pertes énormes subies par les employeurs et le gouvernement à cause des gens aux prises avec des difficultés familiales leur causant dépression et perte de productivité. Les enfants sont les premières victimes des malaises de notre société. Il est plus que temps d’agir!

Selon plusieurs études scientifiques, chaque dollar investi en prévention nous ferait économiser jusqu’à treize dollars dépensés en intervention. C’est énorme! Sachant cela, nous demandons à nos politiciens ce qu’ils attendent pour penser à la prévention et ce, de façon sérieuse, continue et efficace. Allons-nous grandir et mettre nos efforts aux endroits appropriés afin d’apporter notre soutien aux enfants, aux familles et aux personnes de l’âge d’or, telle toute bonne démocratie devrait le faire? Nous devons cesser cette attitude consistant à éteindre les feux et unir nos efforts afin que ces feux ne s’allument jamais.

En terminant, chers concitoyens et politiciens, si nous souhaitons un avenir des plus fructueux, donnons d’abord et avant tout à nos enfants et familles les outils nécessaires pour bien grandir! Le 26 mars prochain, votons pour la prévention! Pour l'amour de nos enfants!
Riccardo Di Done, président fondateur de l'Organisation pour la sauvegarde des droits de enfants (OSDE)

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