À monsieur le président du 400e de Québec, Jean Leclerc
Tribune libre
Dans l’édition du Soleil du 5 février dernier, mon attention fut attirée par le titre « Beaupré exclue des festivités » et j’ai sursauté en lisant l’article de M. Sylvain Desmeules de ne pas faire de fête champêtre au Cap Tourmente.
Pour apporter du poids à mon intervention, je soutiens la MRC, le CLD de La Côte-de-Beaupré et son préfet, Henri Cloutier.
Permettez-moi pour ceux et celles qui ignorent l’établissement d’une ferme au Cap Tourmente, voici une description de ce qui s’est passé entre 1623 et 1626 :
« Des prés si riches aux alentours du Cap Tourmente, la Côte-de-Beaupré tire son nom. Quinze ans après son arrivée, en 1623, Champlain posait lui-même un geste de colonisation sur la Côte-de-Beaupré. Dès les premiers temps qu’il passa dans la Colonie, on lui avait parlé des belles prairies qui se trouvaient sises au pied du Cap Tourmente. En effet, l’arrivée des bestiaux au pays posait le problème des pâturages; il fallait bien les nourrir. Il descendit donc jusqu’au Cap Tourmente au cours de l’été 1623, accompagné de sieur de Caen, associé de la Compagnie de Montmorency, alors à la tête du pays.
Cet endroit, aujourd’hui Saint-Joachim, leur parut tout à fait apte à fournir le foin et du pâturage en abondance pour les bêtes. Ces prés avaient l’immense avantage d’être libres de bois et leurs alentours vides de sauvages ennemis. L’année même on sema, et le résultat fut vraiment extraordinaire, puisqu’on y récolta plus de 2 000 bottes de foin, qu’on transporta immédiatement à Québec sur des barques. Comme ils perdaient beaucoup de temps à voyager le foin Champlain décida de construire à l’été 1626, des étables et des corps de logis et à Québec, une grosse barque de 15 tonneaux la « Coquine ».
Monsieur le président, je connais très bien la Côte-de-Beaupré plus précisément Château-Richer où fut fondée le 26 avril 1995, dans le premier couvent des filles de l’Amérique du Nord (aujourd’hui le Centre d’Interprétation de la Côte-de-Beaupré), la Société du patrimoine et d’histoire de la Côte-de-Beaupré dont je fus président pendant 9 ans.
Je demande expressément à la Société du 400e de Québec de faire au mois d’août conjointement avec le CLD et la MRC une rencontre historique sur le terrain de la ferme de Samuel De Champlain et édifier un monument avec une plaque pour qu’au moins ceux et celles qui iront visiter ce lieu puissent leur faire savoir que le grand explorateur et navigateur Samuel De Champlain a fait de grandes choses pour ce nouveau pays qui est devenu la Nouvelle-France.
Armand Therrien, historien, Québec