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Quand l’Histoire devient un récit

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Article mis en ligne le 22 février 2007 à 14:20
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Quand l’Histoire devient un récit
Les adultes autant que les plus jeunes lecteurs se plaisent à lire «Sous le feu des canons» écrit par l’auteur de Neufchâtel. (Photo Jancimon Reid)
Quand l’Histoire devient un récit
Afin de donner corps à son premier roman, le jeune écrivain Jonathan L’Heureux a emprunté l’un des chemins les moins fréquentés en s’inspirant des faits saillants de la bataille des Plaines d’Abrahams. L’objectif? Humaniser les acteurs de quelques-uns des grands événements du passé de Québec.
Jonathan L’Heureux est âgé de 28 ans. À l’emploi comme graphiste d’une compagnie de lettrage, il a toujours pris un malin plaisir à laisser courir sa plume par-ci par-là. Passionné de films historiques, le jeune père de trois enfants a vécu un véritable rêve éveillé en faisant la rencontre d’un collègue de travail féru d’histoire.

«C’est une véritable encyclopédie de la ville de Québec, explique-t-il. Il connaît le nom de ceux qui ont habité tous les bâtiments du Vieux-Québec et il a publié un livre de photos d’archives. Pour moi, c’est ce qui a été l’influence et le fil conducteur.»

En abordant les événements de la bataille des Plaines d’Abraham, Jonathan L’Heureux voulait éviter une écriture trop lourde. «J’ai inventé des personnages. Il y en a un qui était assez près de Montcalm pour permettre au lecteur de mieux le comprendre. J’ai bâti le récit pour qu’on ait une vision des deux armées, les Français et les Anglais. La narration se trouve des deux côtés. C’est ce qui permet des fois de faire des révélations moins belles aussi du côté des Français...»

Pour documenter son roman, Jonathan s’est procuré une vaste gamme de livres. Il a aussi fait appel aux Archives nationales du canada, au Musée de la civilisation, aux livres de Jacques Lacoursière ainsi qu’aux documents toponymiques du Québec. Sans compter plusieurs excursions sur les lieux mêmes de son récit. «J’aime la ville de Québec. Je serais dans le Vieux-Québec tous les jours si je pouvais!»

Grâce à des descriptions précises et fidèles, l’auteur a travaillé de sorte que les lecteurs puissent situer facilement quelques lieux de la ville de Québec évoqués dans le livre.

Au passage, l’auteur montre également les étranges tournures du destin. En effet, si Québec avait pu attendre trois jours de plus avant de capituler, il apparaît que l’ennemi aurait levé l’ancre. Malheureusement, la famine ainsi que quelques escroqueries de la part de l’administration canadienne ont contraint les colons à rendre les armes.

Six mois de recherches et presque deux ans d’écriture ont été nécessaires pour l’élaboration du roman intitulé «Sous le feu des canons». En ce qui a trait à l’étape de l’édition, Jonathan L’Heureux se compte chanceux d’avoir obtenu la bénédiction de Joey Cornu Éditeur. «J’ai envoyé mon manuscrit à trois maisons d’édition et c’est la seule qui m’a répondu. Joey Cornu a été mise sur pied pour aider les jeunes et c’est la seule maison d’édition à envoyer des rapports de lecture à tous ceux qui proposent des livres.
Un correcteur de prestige
Un jour où le célèbre historien Jacques Lacoursière était de passage dans une bibliothèque de Québec, Jonathan L’Heureux a profité de l’occasion pour échanger avec l’important personnage. «C’est un homme charmant, insiste-t-il. Il a accepté de corriger mon roman.» Une bénédiction pour l’auteur en proie à un processus de correction pénible (faits historiques obligent!).
Imprimé à un millier d’exemplaires, le roman a atteint les rayons des librairies en octobre 2006. Pour faire la promotion de son livre, Jonathan L’Heureux a trouvé un moyen ingénieux et à la portée de ses talents de graphiste. «Je me suis fait des cartons promotionnels que j’ai distribués dans 1200 maisons de Neufchâtel jusqu’à maintenant.»

Si le jeune auteur se surprend à passer une partie de son temps à suivre l’évolution des ventes de son livre sur le site Internet des librairies, il se consacre parallèlement à la rédaction de la suite de son livre. «Ça va se passer un peu plus tard et ça va un peu plus montrer comment la vie se passait dans le temps. En détaillant les personnages, je vais essayer de les rendre encore plus attachants. En travaillant sur la suite, j’en apprends encore beaucoup sur l’histoire abordée dans le premier livre. Il paraît aussi qu’on en apprend toujours plus sur l’histoire, même à 60 ans», constate le jeune auteur qui peut être joint à l’adresse souslefeudescanons@hotmail.com.

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