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Peu de motifs de réjouissance pour le sport

Budget québécois 2007-2008

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 20 février 2007 à 20:30
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Peu de motifs de réjouissance pour le sport
Les associations sportives trouvent peu de réjouissance pour la jeunesse active dans le budget provincial 2007-08.
Peu de motifs de réjouissance pour le sport
Budget québécois 2007-2008
Peu impressionné, le président de Sports-Québec, Raymond Côté, a réagi par voie de lettre au ministre des Finances Michel Audet, à la suite des annonces auxquelles ce dernier a procédé dans le cadre du discours sur le budget 2007-2008.
Dans la foulée des travaux qui ont suivi le Forum des générations, la place des aînés dans la société québécoise a indéniablement été un des sujets de préoccupation de l’actuel gouvernement. Plusieurs nouvelles mesures budgétaires leur sont favorables. Sports-Québec salue notamment l’intention de ce gouvernement de contribuer à la condition physique des aînés en y allouant 1,5 M$ par année pendant cinq ans.

Par ailleurs, le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine mettra à la disposition des conférences régionales des élus (CRE) une somme de 12,5 M$ au cours des cinq prochaines années. «Cela, indique Mé Côté, afin d’investir dans les services ou les infrastructures offerts aux aînés et que les sommes dégagées par le gouvernement puissent servir à financer des aménagements ou des adaptations d’infrastructures culturelles, sportives et de plein air, répondant aux besoins des aînés dans les municipalités. Cependant, il est impossible de mesurer quel pourcentage de cette enveloppe sera effectivement dévolu à des fins sportives.»
Silence décevant
Sports-Québec s’étonne toutefois que là s’arrête toute nouvelle initiative en matière de sport. Bien sûr, le ministre Audet fait état d’un nouveau partenariat avec la Fondation Lucie et André Chagnon visant la promotion de saines habitudes de vie; mais il est impossible d’en évaluer l’impact puisqu’aucune mesure budgétaire n’y est actuellement rattachée.
Sports-Québec déplore également l’absence d’annonces spécifiques au sport en matière de fiscalité et d’incitation à l’engagement du secteur privé, là les besoins ont été exprimé à maintes reprises. Aurait été notamment espérée l’implantation d’un crédit d’impôt pour la condition physique des enfants, à l’instar de celui mis en place par le gouvernement fédéral.
Mutisme pour le sport en région
Alors que ce nouveau budget vise à assurer une meilleure prospérité aux régions, Sports-Québec s’étonne aussi de l’absence d’écho aux propositions soumises dans le cadre des consultations pré-budgétaires. «Dans le contexte où la tenue d’événements sportifs majeurs favorise la création d'emplois, assure la promotion du milieu d’accueil et la rentabilité des installations récréatives et sportives, le budget du gouvernement du Québec aurait dû inclure des mesures assurant un soutien adéquat aux organismes et organisations de sport en régions, de même que des mesures incitatives pour les entreprises qui soutiennent l’organisation du sport», souligne M. côté.
Dernière lacune identifiée par Sports-Québec et non la moindre: «si l’annonce l’an dernier des mesures favorisant l’augmentation du temps consacré à l’éducation physique au primaire avait été bien reçue, force est de constater le silence en ce domaine cette année. Pour favoriser l’amélioration de la condition physique des jeunes, là où les besoins sont criants, des efforts doivent être consentis dans tout le parcours académique; les changements amorcés au primaire auraient dû trouver leur prolongement au secondaire.»
Loin de l'idéal
Tout en étant sensibles aux efforts déployés en sport depuis quelques années et bien que certaines mesures du budget soient prometteuses, Sports-Québec estime être encore loin des conditions qui permettraient, d’une part, de stabiliser le financement du sport et, d’autre part, d’optimiser ses effets positifs sur notre société. M. Côté entend bien interpeler les différents partis politiques à ce sujet dans la prochaine campagne électorale provinciale.

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