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L'industrie lance un programme d'échange de vieux foyers

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 20 février 2007 à 8:10
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L'industrie lance un programme d'échange de vieux foyers
La mauvaise combustion du bois cause le smog hivernal.
L'industrie lance un programme d'échange de vieux foyers
Brûler moins de bois, produire moins de fumée, mais surtout, contribuer à l'assainissement de l'air, voilà ce que propose aux consommateurs québécois l'Association des professionnels du chauffage (APC) avec la mise en place de son Programme d'échange des vieux poêles à bois.
Pour répondre aux préoccupations environnementales d'un nombre croissant de Québécois, l'APC encourage les amateurs de chauffage au bois à poser un geste concret pour la qualité de l'air. Ainsi, jusqu'au 31 mars 2007, l'Association et ses partenaires offrent un rabais de 300 $ à tout consommateur qui aura acheté, en échange de son vieux poêle à bois, un appareil conforme à la certification EPA phase II (norme de l'Agence de protection environnementale des États-Unis) chez un marchand membre APC participant.

«Remplacer un vieux poêle à bois ou un foyer par un modèle de technologie avancée certifié EPA constitue une bonne façon d'améliorer l'efficacité d'un système de chauffage au bois, en plus de réaliser des économies de bois et d'argent, justifie-t-on à l'APC. Une partie du problème réside dans le fait que les vieux poêles à bois, même s'ils ont une durée de vie de 30 à 40 ans, ne répondent pas aux normes actuelles. En se procurant un appareil qui respecte les normes EPA, le consommateur réduira l'émission de fumée et de polluants dans une proportion pouvant atteindre 90 %, et consommer jusqu'à 33 % moins de combustible tout en obtenant une meilleure production de chaleur.»

Les professionnels du chauffage profitent du lancement de leur nouveau programme pour rappeler que le bois s'avère une source d'énergie renouvelable. De plus, contrairement aux combustibles fossiles, le bois n'a pas une incidence aussi inquiétante qu'ont les gaz à effet de serre sur le réchauffement de la planète. Toutefois, la mauvaise combustion des vieux poêles et foyers est directement responsable des épisodes de smog urbain qui surviennent en hiver.
Impacts polluants
Selon l'APC, la réalité est incontournable et un fait demeure: toutes les sources de chauffage ont un impact sur l'environnement. L'utilisation des combustibles fossiles provoque des pluies acides et des gaz à effet de serre. La production d'électricité par l'utilisation de ces mêmes combustibles entraîne des effets similaires. Les centrales thermiques au charbon ajoutent à la mixture des particules fines. L'hydroélectrique a, de son côté, des effets néfastes sur de grands territoires. Finalement, l'énergie atomique éprouve de la difficulté avec les rejets radioactifs et ses opérations sont risquées.
«Utilisé efficacement, le bois est un combustible approprié», avancent les professionnels du chauffage. Ils estiment qu'on devrait le reconnaître comme une composante de la stratégie d'utilisation des sources alternatives proposées dans l'esprit du développement durable. À cet égard, des formes de chauffage comme le solaire ou encore la thermopompe géothermique comptent parmi les rares options sans impacts polluants sur l'environnement.

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