La colère gronde dans les rues privées
La colère gronde pour les résidents des rues privées de la Ville de Québec. En décembre 2006 les citoyens des rues concernées ont eu la désagréable surprise d’apprendre qu’à compter de juin 2007 il n’y aurait plus de services accordés par la Ville pour leurs rues, plus d’entretien l’été ni de déneigement l’hiver non plus.
Des raisons ont été évoquées afin de motiver cette décision. La première d’entre elles est une économie de 100 000 $. Les citoyens ont prouvé que c’était inexact. Ensuite, il y a eu la raison selon laquelle la Ville n’aurait pas le droit d’accès à ces rues puisqu’elles sont de propriété privée. Ce qui est encore une fois inexact. La preuve en est que les rues autour du parlement et celles de l’université sont aussi des rues privées et qu’elles obtiendront toujours des services après la date d’échéance.
Alors quelle est la véritable motivation de la Ville pour prendre cette décision? Pour que 33 conseillers municipaux sur 37 décident de retirer des services à des citoyens payeurs de taxes il doit bien y avoir une raison. Mais alors, pourquoi ne pas la donner? Lors de la fusion des villes, on nous a mentionné qu’il n’y aurait pas de coupure de services. Si ce n’est pas une coupure qu’est-ce que c’est?
Ce ne sont que 264 rues qui sont touchés par ce problème, dans la majorité des cas ce sont de simples citoyens. Mais parmi celles-ci se trouve le 2101 chemin St-Louis. Cela ne vous dit rien! Si je vous dis la Maison Michel-Sarazin. Et oui, cet établissement aussi est touché par ce problème. Alors, il est à se demander si c’est une décision vraiment éclairée qui a été prise par nos élus de retirer ces services, ou si simplement ils ont suivi la ligne de parti qui au bout du compte ne profitera qu’à très peu de gens.
Nathalie Falardeau, résidente de Québec