Émission radio Afghane depuis Kingston
Les journalistes en poste en Afghanistan se réjouissent de cette belle initiative en anglais pour faire connaître le Canada anglais, mais pour le Québec vous repasserez. Le groupe de jeunes afghans bilingues (anglais-pastoune) qui ignorent complètement le français font connaître la culture et la musique «canadian» aux Afghans. Pourtant, monsieur le Ministre, au Canada 25 % de la population est française et 86 % des citoyens du Québec sont francophones.
Cela rejoint la mère d’un militaire québécois unilingue français qui déplorait le manque de français qu’il y avait sur la nouvelle base militaire de son fils en Afghanistan. Monsieur le ministre, est-ce que ce sera la même chose quand les soldats du 22e Régiment seront en Afghanistan l’été prochain? Ils seront commandés en anglais, s’ils sont blessés, seront soignés en anglais et pourront mourir en anglais, belle aventure pour des citoyens d’un pays bilingue.
Monsieur le ministre, avec la fermeture du Collège de Saint-Jean, la présence d’un poste de radio anglais-afghan à Kingston, un ministre de la Défense nationale unilingue, trop c’est trop, pour nous Québécois de supporter de tels affronts de nos anglo-saxons. Veuillez accepter mes récriminations positives et d’un coup de baguette magique rendez au français en Afghanistan la place qu’il aurait dû avoir dans un pays bilingue, non sur papier seulement.
Simon Hamel