S’affirmer ou s’la fermer, telle est la question
Voici comme Laurent Laplante s’exprimait si justement sur le «crois ou meurs» des temps moderne dans une chronique datée du 13 juin 2002 : «L’information est méprisée depuis toujours par les gens dits efficaces, par les puissants et les pressés, par ceux qui savent mieux que vous ce qui vous sera bénéfique, par tous ceux, en somme, qui croient la démocratie coûteuse, nocive, bêtement naïve (…) Imposer l’alternative du «crois ou meurs», c’est signifier en peu de mots que le plus fort s’estime dispensé du devoir de se justifier».
Au conseil de ville de L’Ancienne-Lorette, c’est cette philosophie du «crois ou meurs» qui est défendue depuis plus d’un an par notre démagogue en chef et ses vassaux.
Tu as le courage de défendre, en toute bonne foi, une autre option lors d’une campagne électorale, tu es un destructeur de ville. Tu oses demander des informations supplémentaires sur un dossier, des éclaircissements sur un autre, tu es un traître. Ce n’est pas long qu’on t’invite à déménager au plus sacrant.
Tu refuses de donner le bon Dieu sans confession au maire, tu mérites d’être isolé et «démonisé».
Sur quoi est-ce que je me base pour affirmer ça ? Simplement sur ma première année d’expérience en tant que conseiller indépendant à ce dit conseil.
Comme plusieurs, je suis outré d’entendre les réponses cavalières servies aux citoyens et le comportement indigne du premier élu de la ville lors de la période de questions réservée à la population.
Lorsque les gens prennent de leur temps et de leur énergie pour suivre les affaires de la municipalité et qu’ils ont le courage de poser des questions légitimes sur des dossiers qui les concernent au plus haut point, un minimum de respect et d’écoute est de mise.
Mais le contexte politique actuel à L’Ancienne-Lorette fait la vie dure à la démocratie. Demeurons vigilants.
Jean-Luc Jolivet, conseiller municipal