Les ailes et les ornières du nouveau chef du PLC
Stéphane Dion, chef du parti libéral du Canada. Si on excepte Jean Charest, gérant canadien de la succursale québécoise, et peut-être à la rigueur quelque Benoît Pelletier pour qui (appréciation tout d'abord d'une petitesse devenue coutumière chez lui, et d'un aveuglement politique rare) la volonté de libération de la nation québécoise se réduirait à une triple pulsion de ressentiment, de frustration et de victimisation. On peut présumer, sans risque majeur d'errance, que cet éventuel premier ministre du Canada (élu, le cas échéant, la chose tombant sous le sens, en exclusivité par le Canada hors Québec) sera le tout dernier Québécois - ô Darlan de notre temps en Nouvelle Nouvelle-France - à tenter de barrer la route de manière plus ou moins significative, quoique vaine en dernière analyse, à l'Indépendance du peuple auquel il appartient pourtant.
Or comme tous ses prédécesseurs, qui ne seront jamais parvenus à terrasser le dragon de la dignité chevillée au coeur des fils de la liberté, il tombera au champ de bataille. Dans le déshonneur et bientôt l'oubli. Sinon le ridicule. J'incline donc à penser que M. Stéphane Dion est de ces hommes pour qui, obstinément, le contresens historique tient lieu de vérité.
Car à l'instar d'Icare à la faveur de ses grandes ailes d'albatros qu'il aura tôt fait de transformer en ornières, et qui s'est cru un instant au-dessus de tout et de tous, il n'aura pas su voir à temps, trop rompu jusque-là aux rouges feux tamisés et interlopes de l'enfer, qu'il ne faisait décidément pas le poids, par excès même d'icelui, dans les cimes bleues du ciel. Bienvenue dans l'Histoire, M. Dion!
Jean-Luc Gouin, résidant de Québec
Marcelin Gélinas
Commentaire mis en ligne le 5 décembre 2006Je seconde votre « proposition », M. Gouin.
À la minute même !
L'essentiel est dit.
Alors, merci.