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Le Québec est loin d’être immobile

Plusieurs experts saluent son progrès contrairement aux opinions répandues

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 18 novembre 2006 à 16:00
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Le Québec est loin d’être immobile
L'Annuaire du Québec 2007 répond avec aplomb aux propos récents des détracteurs et des pessimistes qui trouvent que la société travaille peu et évolue peu.
Le Québec est loin d’être immobile
Plusieurs experts saluent son progrès contrairement aux opinions répandues
Non seulement la société québécoise est animée par des remises en question énergiques, mais elle enregistre des progrès notables aux plans économique, social et culturel. C’est ce qui ressort des analyses et des commentaires de nombreux experts, décideurs et gestionnaires qui ont répondu à la question «Le Québec en panne ou en marche?» dans la nouvelle édition 2007 de L’Annuaire du Québec, publié aux Éditions Fides, sous la direction de Michel Venne et Miriam Fahmy.
«Les dirigeants des principales institutions économiques québécoises ainsi que plusieurs analystes ont rejeté le diagnostic d’immobilisme et de déclin qui a été prononcé sur tous les tons ces derniers mois au sujet du Québec, explique Michel Venne, directeur général de l’Institut du Nouveau Monde. Aux yeux de nombreux collaborateurs de L’Annuaire 2007, le Québec est loin d’être immobile, il progresse même beaucoup sur plusieurs plans.»

Parmi les témoignages rapportés dans L’Annuaire, on retrouve notamment celui du président-directeur général du Fonds de solidarité de la FTQ, Yvon Bolduc, qui souligne que 2005 a été la plus grosse année du Fonds en 23 ans d’histoire, avec des investissements de 643 M$ dans 181 entreprises.

De son côté, le président de la Société générale de financement, Pierre Shedleur, affiche son optimisme, mentionnant les avantages que possède le Québec: proximité du marché américain; main-d’œuvre compétente, créative et bilingue; disponibilité de fonds pour soutenir l’investissement. Alban D’Amours, du Mouvement Desjardins, évoque plusieurs grands projets qui se sont effectivement réalisés, tandis que Lucien Bergevin, de Réseau capital, a été incapable d’identifier un seul grand projet qui ne s’est pas concrétisé.

«En réponse aux dénonciations d’immobilisme, poursuit M. Venne, de nombreuses personnalités ont fait valoir que plusieurs projets ont été réalisés: la Grande Bibliothèque, la rénovation de l’aéroport Montréal-Trudeau, le métro à Laval, les grands chantiers universitaires de Montréal, l’agrandissement de l’aluminerie Alouette. Deux grands hôpitaux seront construits dans la métropole, une nouvelle salle pour l’OSM a été annoncée, le Quartier des spectacles, le Quartier international, la Tohu dans Saint-Michel, l’îlot Voyageur, pour ne parler que de Montréal.»
Meilleur niveau de vie
L’économiste Pierre Fortin indique dans L’Annuaire 2007 que le niveau de vie des Québécois a progressé plus rapidement que celui des Ontariens au cours des dernières décennies, même si nous ne l’avons pas rattrapé. Ce bon rendement repose, selon lui, sur une poussée remarquable du taux d’emploi attribuable à l’éducation, à l’activité féminine et à la paix industrielle.
Claude Béland, Marie-Joëlle Brassard et Michel Rompré mettent par ailleurs en évidence la vigueur de l’économie sociale, qui a vu son actif croître de 30 % et son chiffre d’affaires de 40 % par la création de 5 500 nouveaux emplois. «Il apparaît notamment que le secteur coopératif est l’un des atouts trop peu valorisés au Québec, explique Michel Venne. De 1996 à 2005, 1 471 nouvelles coopératives ont vu le jour, leur actif a bondi de 2,6 à 4,1 milliards de dollars, et le nombre d’emplois attribuable à ce secteur a grimpé de 35 %. Les coopératives représentent 3,2 % du produit intérieur brut au Québec.»
La périphérie aussi
Les régions périphériques du Québec, qui sont très sensibles aux fluctuations de l’économie mondiale, ont affiché, l’an dernier, une meilleure performance économique, constate Clermont Dugas, dans un article de L’Annuaire. Ces régions ont perdu 51 000 résidants de 1996 à 2005, mais le déclin démographique semble avoir été freiné. La mise en valeur du potentiel énergétique, y compris l’éolien, et l’activité minière ont fait contrepoids au ralentissement dans le secteur forestier. De façon globale, il y a eu, entre août 2005 et août 2006, augmentation de près de 8 000 emplois.
«Plusieurs problèmes graves sont soulevés, telle une performance peu reluisante en matière de qualité de l’air, mais d’autres constats sont encourageants, comme le fait que le taux de natalité est à la hausse et le nombre de suicides à la baisse, fait remarquer Michel Venne. Globalement, le Québec apparaît passablement dynamique. Il débat ouvertement de ses forces et de ses faiblesses et, surtout, il ne semble pas démuni face à ses défis. Un danger nous guette cependant: que la morosité devienne une marque de commerce», conclut-il.
Lancement et débat
Le Québec en panne ou en marche?, avec Bernard Landry, ex-premier ministre du Québec, André Pratte, éditorialiste en chef du journal La Presse, Nancy Neamtan, PDG du Chantier de l’économie sociale, et Claude Béland, ancien président du Mouvement Desjardins.»

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