Sylvain Lévesque, président du CLD de Québec, et Liliane Laverdière, première vice-présidente région de l'Est de la Fédération des caisses Desjardins du Québec dévoile l'affiche officielle du projet. [:AC:]CP:(Photo Gilles Fréchette)
Le CLD de Québec et Desjardins s'unissent pour la vitalité des artères commerciales
Le Centre local de développement (CLD) de Québec annonce un important partenariat avec 14 caisses Desjardins de la région de Québec dans le cadre du projet «Ma qualité de vie passe par ma rue». Le projet, qui se déroulera sur une durée de trois ans, vise à revitaliser une vingtaine d'artères commerciales de la région. Au total, l'implication financière des caisses Desjardins s'élève à 175 000 $.
Selon Sylvain Lévesque, le président du CLD de Québec, ce partenariat sera profitable pour plus d'une centaine de commerçants oeuvrant sur les 21 artères commerciales des huit arrondissements concernés par la démarche. «L'offre de grandes surfaces commerciales a augmenté de 41 % depuis 2001 seulement, il est donc plus qu'important de mettre en œuvre des mesures pour s'assurer que les petits commerçants puissent se démarquer et survivre», explique-t-il.
Conseillère municipale et membre du comité exécutif de la Ville de Québec, Lisette Lepage connaît bien le développement des affaires communautaires et elle tient à souligner l'importance de l'implication des caisses Desjardins dans le dossier. «Souvent, le développement doit être arrêté ou retardé à cause d'un manque de fonds, mais dans ce cas-ci, l'investissement de Desjardins permettra d'aller de l'avant sans souci», indique-t-elle.
«Il y a 20 mois on se demandait comment on allait faire pour mettre en place un processus de revitalisation, mais après avoir obtenu la collaboration des 14 caisses de la région, ça semble beaucoup plus simple», confie Jacques Fiset, le directeur général du CLD de Québec. En fait, les fonds permettront de créer une équipe de chargés de projet qui encouragera les commerçants à travailler ensembles de façon collective et dynamique.
Concrètement, l'équipe travaillera avec les associations de gens d'affaires afin d'accroître le niveau d'organisation locale dans le but de développer le potentiel commercial de chacune des artères. Des actions génératrices d'achalandage tels que des événements publics de quartier, des activités d'embellissement ou de promotions commerciales seront également mises de l'avant.
Une identité propre à chaque quartier
«Les artères commerciales reflètent l'image culturelle de nos quartiers, elles sont en quelques sortes une façon de s'exprimer, c'est un héritage qu'il est important de conserver», explique M. Fiset.
À cet égard, l'historien Jean Provencher rappelle l'importance de ces artères dans l'histoire du développement de la grande Ville de Québec, tant au niveau commercial que culturel. «Chaque artère a son histoire, la rue St-Joseph en est un excellent exemple, à l'époque les gens venaient de partout pour s'y promener, c'était le Broadway de Québec», évoque-t-il.
M. Provencher insiste également sur les relations personnalisées qui se développent entre les habitants du quartier et les commerçants. «Ce sont des relations précieuses qui nourrissent la vie collective et les liens de solidarité, c'est l'essence même de la vie de quartier», conclut-il.