Pour le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, la balle est dans le camp du promoteur qui devra faire accepter son projet par la population. - (Photo archives L’APPEL)
Marcel Corriveau se fait rassurant
Projet d’implantation d’une carrière sur la route du Petit-Capsa
Le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, est bien conscient des craintes des citoyens concernant la possible implantation d’une carrière sur la route du Petit-Capsa et il assure qu’il n’imposera pas un projet dont ces derniers ne veulent pas. «C’est un projet à l’état embryonnaire qui est encore bien loin de la réalisation, explique-t-il. Le promoteur devra obtenir toutes les autorisations nécessaires et l’assentiment de la population pour pouvoir aller de l’avant.»
Pour Marcel Corriveau, la balle est dans le camp du promoteur qui devra rallier à son projet les résidants inquiets de ses impacts sur leur qualité de vie. «C’est lui qui fera les démarches pour obtenir toutes les autorisations nécessaires y compris auprès de la Commission de protection du territoire agricole qui devra autoriser le changement de zonage», ajoute le maire.
Ce dernier affirme qu’il n’est pas réfractaire au projet mais à certaines conditions. Le dynamitage serait notamment limité à un seul en début de saison et le promoteur devra investir environ 200 000$ pour renforcer la route dont la structure n’est pas en mesure de supporter du camionnage lourd intensif.
«Nous allons lui suggérer d’envisager la possibilité de construire une voie d’accès qui donnerait directement sur la route de Fossambault ce qui éviterait d’utiliser la route du Petit-Capsa», affirme Marcel Corriveau.
Si le projet est accepté, Carrières Rive-Sud versera une redevance de 20 cents la tonne ce qui amènera, selon le maire, entre 50 000$ et 60 000$ par année dans les coffres de la Ville de Saint-Augustin. «C’est un montant intéressant mais ce n’est pas énorme, souligne-t-il. Ce n’est pas ce qui fera pencher la balance. Si les citoyens sont totalement contre, on ne les forcera pas.»
Ce dernier précise que même si le promoteur obtient toutes les autorisations, le processus de changement de zonage permettra aux gens de se faire entendre au conseil municipal.
Invité à préciser les détails de son projet, le promoteur n’a pas retourné les appels de l’auteur de ces lignes.