Tout comme bien d’autres résidants de la route du Petit-Capsa, Francis Vandal, Brigitte Lacasse, Sylvain Rochette et Bernard Landry ne sont pas très chauds à l’idée de voir une carrière s’installer dans leur voisinage. - (Photo François Simard)
Un projet de carrière soulève l’inquiétude
Des résidants de la route du Petit-Capsa veulent des éclaircissements
La possible implantation d’une carrière de granit dans leur voisinage n’enchante guère les résidants de la route du Petit-Capsa d’autant plus qu’ils ont appris la nouvelle pratiquement par accident. Réclamant plus de transparence de la part des autorités municipales de Saint-Augustin, ces derniers entendent bien surveiller le dossier de près et voir à ce que leur qualité de vie soit préservée.
Le 16 octobre dernier, le conseil municipal de Saint-Augustin donnait le feu vert à Carrières Rive-Sud afin de lui permettre d’enclencher les démarches devant mener à l’implantation d’une carrière de granit sur un lot de la route du Petit-Capsa. Cette approbation est toutefois conditionnelle à un «engagement total à respecter toutes normes environnementales en vigueur et à venir et au consentement à l’obtention par la loi de l’approbation des riverains concernés.»
«Nous n’avons même pas été avisés qu’une telle décision allait se prendre le 16 octobre même si ça nous touche de près, déplore Bernard Landry, un des résidants concernés. La moindre des choses aurait été de nous inviter pour qu’on puisse poser nos questions et faire part de nos craintes.»
Les citoyens craignent que l’implantation de cette carrière vienne détruire la qualité de vie dont ils profitent dans ce secteur paisible de Saint-Augustin. «C’est pour ça que nous nous sommes installé ici, explique Francis Vandal. Et du jour au lendemain, sans trop d’avertissement, ils décident d’installer une industrie qui n’est pas du tout compatible avec ça.»
Le bruit, la poussière, le dynamitage et le passage de camions lourds sont autant d’éléments qui inquiètent les résidants. «J’opère une garderie à la maison, mentionne Brigitte Lacasse, qui habite à environ 400 mètres du site. Quel parent voudra envoyer son enfant ici sachant qu’il y a une carrière à côté ?»
Une séance d’information organisée par le conseiller municipal Denis Côté la semaine dernière et à laquelle ont participé 17 personnes n’a pas eu l’effet de rassurer les Augustinois. «Il a fait ça chez la première résidante de la route qui est ici depuis à peine quatre ans, affirme Sylvain Rochette. Ils ne sont pas allés voir les doyens qui sont les plus concernés.»
«Nous ne voulons pas partir en croisade contre la Ville et contre ses projets, assure Brigitte Lacasse. Nous voulons seulement que les gens soient au courant de ce qui les attend et qu’ils puissent se faire entendre. Pour l’instant, nous avons plutôt l’impression qu’on essaye de nous écarter du processus.»
Pour pouvoir opérer la carrière, le promoteur devra obtenir un changement de zonage, le secteur étant actuellement zoné agro-forestier. «Une demande devra être faite à la Commission de protection du territoire agricole, explique Francis Vandal. Ça nous donnera probablement une occasion de nous faire entendre.»
Mais les citoyens entendent bien profiter du processus de changement de zonage au niveau municipal pour faire valoir leurs arguments et, possiblement, réclamer un référendum. En attendant, ils profiteront de la prochaine séance du conseil municipal, prévue le 6 novembre, pour interpeller les élus de Saint-Augustin.