Affiche officielle de la conférence sur l'éducation.
Modifications proposées à la convention de l'ONU sur le bien-être des enfants
Débat sur la droit à l'éducation à l'Université Laval
Le 20 novembre 2009, l’Organisation des Nations unies (ONU) célèbrera le 20e anniversaire de la ratification de la «Convention relative aux droits de l’enfant». À cette occasion, le Mouvement Humanisation a jugé à propos de demander à l’ONU d’apporter des changements majeurs au document. Son président-fondateur, Gaston Marcotte, en profitera pour présenter ces modifications lors d'un débat intitulé «Droits des enfants et éducation», organisé par la Chaire publique de l’AELIÉS de l’Université Laval.
Les modifications proposées par l’organisme québécois visent à clarifier le concept éducation. Le mot éducation renferme plusieurs significations et l’institution éducative remplit plusieurs fonctions dans nos sociétés. Affirmer que l’enfant à droit à une éducation sans spécifier quel type d’éducation auquel il a droit, comme c’est le cas présentement dans la Convention, laisse la porte ouverte à toutes les interprétations. Cependant, cela n’assure aucunement le respect du droit fondamental d’une enfant qui naît humain qu’en potentiel à une éducation humanisante.
Le Mouvement Humanisation encourage également l’ONU à préciser le contenu d’une éducation humanisante afin de respecter ce droit inaliénable des membres de chaque nouvelle génération aux connaissances, aux pratiques et aux conditions favorables à leur processus d’humanisation. Le document souligne que ce droit, qui est inhérent à la nature d’une espèce dont les membres naissent inachevés, est universel. Il ne peut donc être respecté qu’au cours d’une éducation obligatoire fondée sur une conception naturelle de l’être humain et ses exigences de bon développement et de bon fonctionnement dans ses rapports avec la réalité, l’environnement, la vie, lui-même, autrui, la société et l’humanité. Cette éducation doit précéder dans l’ordre d’importance toute autre formation qu’elle soit technique, scientifique, professionnelle, politique, économique, artistique, sportive ou religieuse.
Gaston Marcotte, professeur associé à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, estime que «les enfants sont l’espoir et l’avenir de l’humanité». Il a créé le Mouvement Humanisation dans l’unique but de faire respecter le droit de chaque enfant à une éducation visant à le rendre toujours plus conscient, rationnel, volontaire, autonome, créateur et moral (responsable) dans la conduite de sa vie personnelle, professionnelle et sociale et dans sa poursuite individuelle et collective du bonheur.
«Cela n’est pas le cas présentement, estime-t-il, faute de programmes d’humanisation fondés sur une science et un art du développement humain et adaptés à chaque catégorie d’âge. Pour atteindre ce but, il est urgent que l’ONU modifie sa Convention relative aux droits de l’enfant et se fasse, en collaboration avec l’UNESCO, le grand défenseur du droit de tous les enfants du monde à une éducation humanisante.»
Conférence universitaire
À l’occasion du 20e anniversaire de la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant signée par les membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la Chaire publique ÆLIÉS, en collaboration avec le Mouvement Humanisation, organise une conférence sur l'accès à l'éducation ce vendredi 20 novembre, de 12 h à 14 h, au Cercle (local 4512) du Pavillon Alphonse-Desjardins à l'Université Laval.
Pour l'occasion, on pourra entendre : Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire du Ministère de l'Éducation du Québec et maître d'oeuvre des profondes mutations apportées au système d'éducation du Québec durant la Révolution tranquille; Julie Desrosiers, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval et membre de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse de l’Assemblée nationale du Québec; ainsi que Gaston Marcotte, professeur associé à la Faculté des sciences de l'éducation de l’Université Laval et président-fondateur du Mouvement Humanisation.
Trois thèmes seront abordés par les conférenciers :
1) Le volet juridique pour la présentation historique de la ratification de cette convention et d’un état des lieux 20 ans après. Mais également pour l'explicitation du terme «droit de l’enfant à l’éducation» (art.28) évoqué dans cette convention;
2) Le volet éducatif afin de défendre le droit de l’enfant à une éducation qui soit humanisante;
3) Le volet organisme international pour découvrir comment ce qu’on appelle «éducation» est présentée et promue.
À l’occasion de cet anniversaire, il convient de se demander quel bilan pouvons-nous tirer 20 ans après? Qu’entend-t-on par éducation et à quoi réfère ce «droit de l’enfant à l’éducation» évoqué par cette convention? Enfin, comment ce droit est-il perçu par les organismes internationaux chargés de veiller à son application?
* (Source : Mouvement Humanisation et Chaire publique ÆLIÉS)