Labeaume promet un centre pour artistes et une école de rock
Le candidat Régis Labeaume veut développer l’industrie de la créativité à Québec. Pour y arriver, il s’engage à aménager un centre pour les artistes sur la rue du Pont et à ouvrir les portes d’une école de rock à l’Impérial.
Si le premier projet se concrétise, quelques 200 créateurs pourraient y aménager leur atelier moyennant certains frais. Situé sur la rue du Pont, le bâtiment occupé par les employés de la gestion des immeubles comprend déjà des bureaux, une salle d’exposition, des garages et des ateliers de soudure, explique le chef d’Équipe Labeaume pour vendre la salade de sa candidate Chantal Gilbert.
«Il y a tout l’équipement technique pour les travailleurs manuels qui gèrent les bâtiments. C’est exactement le genre d’équipement qu’il faut pour la création en art visuel, soit la sculpture et autres.»
S’il reprend sa chaise de maire de Québec, Régis Labeaume veut se servir de la construction deux nouveaux garages municipaux pour y transférer les 55 employés manuels. Restera à trouver une place aux 75 fonctionnaires, chose «moins compliquée».
Selon le maire sortant, le projet répondra à un besoin maintes fois manifesté dans la capitale. «On espère que les artistes s’établissent, évoluent, vivent et couchent dans Saint-Roch. On pense même qu’il pourrait y avoir des débordements dans Saint-Sauveur où on a là aussi des projets pour revitaliser le quartier.»
«Ce sera un lieu culturel qui touchera à toutes les sphères de la culture à Québec», indique pour sa part la candidate dans le district des Faubourgs.
École de rock
Régis Labeaume veut également s’inspirer du Rock School Barbey de Bordeaux pour ouvrir une école de rock à l’Impérial de Québec. Si la formule reste à établir et les ententes à déterminer, le principal intéressé compte sur l’appui de producteurs renommés tels Alain Goldberg et Paul Dupont-Hébert.
«On aurait besoin d’environ 200 000$ en immobilisations, mentionne M. Labeaume. On pense être capables d’aller chercher le montant dans un programme fédéral existant. Ensuite on estime les coûts à 600 000$ par année. La Ville de Québec paiera 50% alors il faudra trouver des partenaires.»
«L’idée, c’est d’avoir une structure pour permettre aux artistes de se développer en toute sécurité, croit M. Goldberg. Avec une école du rock, on va pouvoir inonder les scènes du Québec et d’ailleurs avec le talent de Québec.»
«On veut créer un pôle d’attraction où les gens vont apprendre. On va apprendre la télévision à Jonquière et le rock à Québec.»