L’aide au développement sauve des vies
Face à cette crise financière et économique qui secoue le monde entier, il y a de grands risques que l’aide étrangère aux pays pauvres ne soit plus une priorité des gouvernements des pays riches. En outre, dans un contexte de mondialisation, il est primordial de se comment pourrait-on ignorer que 1,4 milliard de personnes dans le monde, vivent avec moins d’un dollar par jour?
La pauvreté extrême dans laquelle sévissent les pays du sud est une entrave à l’accès des enfants à l’école, à la nourriture et aux soins de santé. A cet effet, la Banque mondiale souligne que le récent choc financier et son impact seront la cause du décès additionnel de 200 à 400 millions d’enfants chaque année d’ici 2015.
En septembre 1969, le Canada était le premier à demander aux pays riches de contribuer 0,7 % de leur Revenu National Brut (RNB) pour l’aide au développement. Présentement, sur les 22 pays qui font partie du Comité d’aide au développement de l’OCDE, 16 d’entre eux ont établi un calendrier pour la réalisation de l’objectif de 0,7 % d’ici 2015. Le Canada est l’un des six pays qui ne l’a pas fait. Et, sa contribution est environ 0,3 % de son RNB.
En septembre 2009, l’UNICEF a publié un rapport indiquant que le nombre d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire a diminué à moins de neuf millions. Le Canada a joué un rôle primordial dans cette avancée. Nonobstant, l’OCDE a émis un sérieux avertissement aux pays donataires par rapport à un éventuel retrait de l’aide. Celui-ci va avoir un effet dévastateur sur les pays pauvres et anéantir une partie des progrès déjà obtenus dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Il s’agit de l’élimination de la pauvreté d’ici 2015.
Le Canada se rapprochant de ce plus vaste objectif, il nécessaire qu’il continue à accroître son budget de l’aide d’au moins 8% au delà de 2010. Ceci pour continuer à sauver des vies!
Marie-Rosalie Sagna, Québec