Les amateurs de hip-hop ont dansé sous la direction de six chorégraphes de notoriété internationale cette fin de semaine dans le cadre du Festival de Danse hip-hop québécois. (Photo Isabelle Chabot)
Le hip-hop à l’honneur à Québec
Près d’une centaine de passionnés de la danse étaient réunis ce week-end au Collège Saint-Charles Garnier pour combler leur soif d’apprendre dans l’espoir un jour de réaliser leur rêve de danseurs. Pour une quatrième année, la venue de chorégraphes connus au niveau international a fait courir les foules. Un pari encore une fois réussi pour Dansequébec, l’organisme à la tête de cette quatrième édition du Festival de danse hip-hop québécois.
L’événement est né d’un constat fait par Malik Shaheed alors qu’il faisait des tournées dans les bars pour son travail de VJ à MusiquePlus. «J’avais remarqué à l’époque que les gens ne dansaient pas très bien et que la plupart du temps, ils imitaient les vidéoclips diffusés à la télévision», explique le producteur du festival, Malik Shaheed. Pour relever le niveau de danse, ce dernier a mis sur pied une tournée provinciale d’ateliers donnés par des spécialistes américains. Une journée d’activités à Québec a ensuite été lancée, il y a trois ans, dans le but d’éduquer les danseurs de la région de la Capitale-Nationale sur la progression de ce style et améliorer du même coup les standards de danse. «On ne possède pas de professeurs de haut niveau au Québec, mais on peut en inviter ici pour rendre accessible l’évolution du hip-hop au Québec», ajoute le fondateur et producteur de la quatrième édition.
Le festival est maintenant devenu un rendez-vous annuel pour les participants intéressés d’apprendre en compagnie de chorégraphes du Québec et des États-Unis. Habituellement tenu en mars, l’événement a été déménagé cette année à l’automne en plus d’être prolongé d’une journée. Un changement jugé bénéfique à long terme puisque la plupart des écoles de danse sont en pleine préparation des spectacles de fin d’année au printemps, privant ainsi les élèves de cette expérience hors du commun.
Plusieurs enseignants de danse invités à Québec ont travaillé pour des artistes admirés des élèves. Par exemple, Chonique Sneed a collaboré dans le passé avec Jennifer Lopez, Missy Eliot, Gwen Stefani et Britney Spears. «C’est impressionnant, mais pas nécessairement intimidant parce que les chorégraphes sont là pour nous aider», affirment deux participantes, Audrey Drouin et Amélie Tremblay. En plus de dévoiler de nouveaux styles de danse, les enseignants en profitent pour partager leurs passions et leurs charismes, deux aspects recherchés par les jeunes inscrits aux ateliers. «On aime pouvoir rencontrer des chorégraphes américains, on apprend de nouveaux mouvements et l’attitude à adopter, ça nous permet de nous dépasser et d’avoir confiance en soi», commente une participante depuis deux ans, Marie-Pierre Laforce. Les ateliers sont souvent une source de motivation pour les jeunes intéressés à tenter leurs chances dans les différentes compétitions de danse hip-hop.
Plusieurs niveaux étaient au programme pour les adeptes de neuf ans et plus. En plus des cours, une conférence et un spectacle étaient offerts aux amateurs de danse afin de leur permettre de discuter entre eux de leur passion commune.
Une cinquième édition devrait avoir lieu l’an prochain. Les organisateurs souhaitent apporter certaines modifications quant au contenu afin de proposer de nouveaux styles autres que le hip-hop.