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Provoquer l’étincelle d’un nouveau départ

Un projet-pilote dédié aux femmes sans emploi

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 24 octobre 2009 à 14:45
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Provoquer l’étincelle d’un nouveau départ
Line Croteau, une marraine d’Étinc’elle responsable du Centre universitaire de Québec/UQTR et Cécile Racine, une des muses inscrite au programme. (Photo Véronique Demers)
Provoquer l’étincelle d’un nouveau départ
Un projet-pilote dédié aux femmes sans emploi
Raviver la petite flamme dans le regard de femmes sans emploi grâce aux témoignages de professionnelles figure au coeur d’Étinc’elle, un projet-pilote que vient de lancer la YWCA Québec.
«On s’inspire du projet Sisters and success, implanté à Lethbdrige, en Alberta. On veut jeter un pont entre les femmes ayant un poste de cadre et des femmes en recherche d’emploi», résume Ginette Defoy, directrice générale à la YWCA Québec.

Douze marraines d‘Étinc’elle, dont l’animatrice radio Joanne Boivin (CITF Rock Détente), Hélène Lemieux, directrice marketing à Laurier Québec et Line Croteau, responsable du Centre universitaire de Québec/UQTR, ont accepté de partager leurs expériences pour encourager ces femmes à effectuer un retour réussi au travail.

«J’ai eu un parcours professionnel assez atypique. J’ai changé quatre fois de carrière. Après avoir travaillé en informatique, en psychologie et en gestion, je suis maintenant responsable à l’Université du Québec», détaille Line Croteau, l’une des marraines.

«J’ai eu des périodes de doute, d’arrêt, soit pour maladie ou parce que l’emploi ne me convenait plus. Changer de carrière, c’est comme se lancer d’un avion sans parachute. C’est déstabilisant. J’ai développé au fil du temps la capacité de résilience, soit de rendre la souffrance positive», décrit Mme Croteau.
Choix éclairé
Les participantes - appelées muses - reçoivent le soutien des marraines pendant quatre rencontres. Les quatre autres sont consacrées au style vestimentaire, à l’estime de soi et à l’esthétique.
«Le témoignage des marraines est un exemple concret des craintes qu’elles ont dû affronter. J’ai eu de bons emplois, mais je les ai perdus pour cause de maladie. Je souhaite reprendre confiance en moi, m’exprimer en groupe et entreprendre les bonnes démarches. Quand ça fait longtemps qu’on est en arrêt, il ne faut pas se précipiter sur la première occasion, mais plutôt faire un choix éclairé», estime Cécile Racine, une des muses prévoyant retourner en janvier sur le marché du travail.

La YWCA Québec terminera son programme Étinc’elle à la mi-novembre. D’ici la fin de l’année, l’organisme prévoit déposer un rapport indiquant la pertinence de poursuivre un tel programme. «On va analyser à la loupe l’ensemble des démarches. Ça va dépendre des résultats et du financement», conclut Mme Defoy.
«C’est important de rebondir, ça représente l’essence même de mon parcours»
- Line Croteau, Marraine à Étinc’elle

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