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Des entreprises québécoises s’engagent auprès de leurs employés-réservistes

Isabelle Chabot par Isabelle Chabot
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Article mis en ligne le 22 octobre 2009 à 16:42
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Des entreprises québécoises s’engagent auprès de leurs employés-réservistes
Le vice-président exécutif du Port de Québec, Marcel Labrecque, a signé l’appui envers l’implication des réservistes au nom de son entreprise. À l'arrière, la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, et le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne, ont pris part à la cérémonie. (Photo Isabelle Chabot)
Des entreprises québécoises s’engagent auprès de leurs employés-réservistes
Québec étaient l’hôte cet après-midi de la première cérémonie québécoise de signatures d’appui envers les Forces de réserves du Canada. En plus de nombreux dignitaires, cinq entreprises se sont engagées à faire preuve de compassions envers leurs employés réservistes.
Le Conseil de liaison des Forces canadiennes (CLFC) souhaite ainsi accroître la disponibilité des militaires de réserve lors de mission ou de situations d’urgence. En adhérant à ce partenariat, l’Institut national d’optique (INO), l’Administration portuaire de Québec, l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec, la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent (CPBSL) ainsi que l’Industrielle Alliance et Services Financiers ont signifié symboliquement leur appartenance.

Associé à la réserve navale depuis belle lurette, le Port de Québec s’est rapidement laissé convaincre. «Nous étions déjà intéressés aux notions militaires, nous avions déjà eu des employés-réservistes et en plus nous avons un rayonnement national tout comme les forces. C’était normal de participer à ce type de projet», explique le vice-président exécutif du Port de Québec, Marcel Labrecque comparant la garantie d’emploi à un congé de maternité. Grâce à cette entente et malgré les coûts engendrés par le remplacement des réservistes pendant leur absence, l’employé pourra poursuivre son projet d’implication en sachant très bien que son travail est conservé.

En octobre 2008, le gouvernement du Québec a apporté une modification à la Loi sur les normes du travail dans le but de protéger un salarié membre de la réserve des Forces canadiennes lors d’absence. Le départ, sans salaire, peut s’échelonner sur une période de 18 mois pour une participation à une mission étrangère ou de la formation. «Malgré la nouvelle législation, on sent des réticences. Les employeurs trouvent les absences compliquées à gérer. Certains d’entre eux pensaient même que c’était des vacances», commente le président du Québec au sein du CLFC, Jean Fournier. Une fois les entreprises sensibilisées et mieux informées, quelques-unes d’entre elles offrirent même un supplément aux employés, absents par devoir.

En plus d’une loi les protégeant depuis 2008, les soldats, au sein des 5400 entreprises ou établissements d’enseignement participants, auront la conscience en paix lorsqu’ils serviront leur pays. En Afghanistan, près de 20% des Forces opérationnelles sont constitué de réservistes, un apport considérable puisqu’on n’en compte que 26 000 à travers le pays. «Je trouve ce nouveau partenariat génial. À mon départ, j’ai eu des discussions laborieuses avec mon employeur. C’est difficile d’expliquer le fait que l’on sait quand on part en mission canadienne, mais pas nécessairement quand on revient», confie la major Joanne Blais de retour d’Afghanistan. L’embauche de réservistes dans les entreprises exige de la flexibilité et de la compassion ce qui crée actuellement des soucis aux militaires de réserve avant, pendant et après leur implication à l’étranger. Une situation laissant croire à Mme Blais que la signature représente une reconnaissance et un appui envers le militaire, peu importe la position de l’employeur dans le conflit armé comme celui en Afghanistan.

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