Éric Ségal
Du basketball AAA qui promet au Cégep de Sainte-Foy
Gars et filles des Dynamiques AAA du Cégep de Sainte-Foy amorcent leur calendrier régulier de basketball çe soir contre le Collège Dawson. Après de longs mois d’entraînement, les entraîneurs Éric Ségal et Julie Dionne espèrent beaucoup des joueurs à leur disposition.
«C’est la continuité de ce que Jacques Paiement Jr a fait ici pendant 9 ans et que j’ai assisté au cours des trois dernières années. Je pousse dans la même direction. Notre stratégie se ressemble pas mal. Je ne voulais pas déstabiliser les gars en partant.»
Confiant de connaître du succès, l’entraîneur prévoit cependant une compétition féroce entre sept des neuf formations de la ligue. Six équipes participeront aux séries éliminatoires. L’année dernière, le Cégep de Sainte-Foy a perdu pied dès les quarts de finale, malgré une troisième position au classement général de la saison.
«Je pense qu’on a un club très équilibré à plusieurs positions. À partir de là, chacun son tour à chaque match, quelqu’un pourra sortir et nous avoir donné un coup de main. Nous sommes très balancés overall»
Le pilote Ségal compte en effet quatre nouveaux, autant de joueurs de deuxième année et de finissants dans ses rangs.
Parmi les méconnus du public, mentionnons l’arrivée de Boris Hadzimuratovic, impressionnant gaillard de 6 pi 9 pouces, recrue de l’année de la ligue collégiale AAA. «C’est le plus grand de la ligue et presque le plus lourd, explique l’entraîneur au sujet de l’athlète d’origine bosniaque. C’est un jour d’intérieur qui utilise très bien son corps pour se libérer en dessous du panier et obtenir un lancer à deux ou trois pieds. Il est très habile et utilise son corps pour démolir ses adversaires. Je crois que les autres coachs ont peur de Boris.»
S’ajoute aussi la présence de David Trahan, joueur par excellence de la ligue juvénile AAA l’année dernière. Ce dernier évoluait à la polyvalente Nicolas-Gatineau, en Outaouais. «C’est un excellent lanceur de trois points, un athlète exceptionnel, surtout en défensive, malgré ses 5 pi 11 pouces ou 6 pieds», commente Éric Ségal.
Six recrues chez les filles
À la barre de la formation féminine depuis cinq ans, Julie Dionne doit pour sa part composer avec six nouvelles recrues dans son alignement. Pas question toutefois de viser moins haut pour autant.
«Nous avons quand même des standards assez élevés. On voit cependant une différence puisque nous sommes plus jeunes. D’excellences joueuses sont parties l’année passée, soit Marie-Pascale Nadeau qui est avec le Rouge et Or et Françoise Charest qui est avec McGill. On a quand même de très bonnes recrues, mais ça reste des recrues. On n’est pas au même niveau que l’année passée, mais on a des objectifs assez élevés.»
Julie Dionne souhaite mettre la main sur le titre provincial cette année, en dépit de deux victoires consécutives en finale des championnats canadiens.
«On a eu deux championnats canadiens en ligne, mais pas de provincial, précise-t-elle. Je pense que c’est réaliste. Ce sera serré entre cinq ou six équipes sur onze. Ça va dépendre de la santé de chacun. Une blessure à un joueur-clé pourrait changer les perspectives, mais surtout à un joueur d’expérience.»
Nonobstant six nouveaux visages, l’entraîneuse peut compter sur le retour des guerrières Catherine Groleau, Mariline Petit et Émilie Cloutier.
«Je suis une entraîneuse qui fait beaucoup jouer son monde. Nous avons quand même beaucoup de profondeur. Nous avons aussi une équipe extrêmement intense qui met beaucoup de pression en défensive.»