Pierre Dion, Caroline Harvey, Frédéric Boucher, Élizabeth Leclerc, Réal Bédard, Patrick Gagnon, Christian Girouard et Mathieu Roy accompagnent l’enseignante Jeanne Falardeau. (Photo Nicolas Bégin)
Une ancienne chapelle convertie en salon funéraire-école
Volet de conseiller funéraire aux familles au Campus Notre-Dame-de-Foy
Le Campus Notre-Dame-de-Foy offre depuis septembre 2008 un volet de conseiller funéraire aux familles à la technique de thanatologie pour combler le manque de formation en la matière. La direction a même investi 100 000$ pour transformer une chapelle du pavillon De-La-Mennais en salon funéraire-école, question de recréer un véritable environnement de travail.
Huit étudiants d’un peu partout au Québec apprennent depuis août dernier à mieux conseiller les familles dans leur démarche funéraire au campus de Saint-Augustin. Discrétion, respect, équilibre émotif, empathie, écoute et dévouement font partie des qualités nécessaires pour réussir.
Au cours des 16 mois ou 1455 heures de formation, ils vivront notamment trois stages en milieu de travail pour leur permettre d’appliquer les connaissances acquises en classe.
«La mort n’est pas vécue de la même façon qu’auparavant, fait remarquer la directrice des études, Lison Chabot. Dans le Québec du 21e siècle, les gens ne sont pas tous des pratiquants catholiques. Tous ne souhaitent pas la même chose. Les cérémonies d’adieu sont de plus en plus personnalisées, les changements démographiques avec la population vieillissante, les changements culturels et les changements sociologiques commandent aussi des changements dans la façon de vivre sa mort et celle de nos proches.»
Les cinq enseignants embauchés œuvrent dans le milieu, ce qui ajoute à la qualité du programme. Au terme de leur attestation d’études collégiales, les finissants travailleront entre autres à l’accueil des familles, aux conseils à clientèle, à différentes tâches administratives ainsi qu’au transport des dépouilles.
«Ce sont des gens qui vont conseiller sur les préarrangements funéraires, qui vont mener des funérailles à terme, qui vont conduire des personnes vers les services pour que les familles endeuillées puissent choisir, explique l’enseignante Jeanne Falardeau, aussi thanatopracticienne. On ne fait pas de la vente, mais on guide les gens.»
«On fait beaucoup de psychologie, ajoute-t-elle. On oriente plus nos gens en fonction de guider et non imposer.»
Quelques membres de la famille de l’étudiant Christian Girouard ont déjà exercé le métier à une certaine époque. Le principal intéressé dit avoir choisi le domaine après avoir vu de ses propres yeux un homme prendre le contrôle d’une situation de décès de A à Z alors que tout le monde pleurait la mort de leur proche.
«J’ai de la famille dans le domaine, c’est vraiment ce qui m’a poussé à venir, mentionne son confrère Mathieu Roy. C’est un programme très bien structuré. Ça répond très bien aux exigences du marché».
Un nouveau groupe entreprendra la formation au Campus Notre-Dame-de-Foy en janvier 2010.