Markus Brault, chef de l'unité de soins intermédiaires à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, s'est arrêté quelques instants pour discuter avec Guylaine Pouliot, traitée pour une hémorragie cérébrale. Au centre: le député de Jean-Lesage, André Drolet. (Photos Véronique Demers)
Une nouvelle unité de soins spécialisés à l'Enfant-Jésus
Les sciences neurologiques poursuivent leur développement
Dans la foulée d'un vaste développement des sciences neurologiques à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, l'unité C-3000 en soins intermédiaires a été inaugurée plus tôt cet après-midi.
Les nouveaux locaux comprennent six lits supplémentaires de soins intermédiaires, se situant entre les soins intensifs et les soins réguliers, ainsi que quatre places de médecine de jour. Outre ces aménagements, de nouveaux appareils à la fine pointe de la technologie sont venus garnir les salles de cette unité de soins spécialisés.
Le chef de l'unité de soins intermédiaires, Markus Brault, cite parmi le nouvel équipement un capteur artériel servant à prendre la pression directement dans le coeur. «C'est beaucoup plus précis que la pression à partir du bras, où il y a plus de variables», explique-t-il.
Le ministère de la Santé et des services sociaux a investi 1 564 000$ pour améliorer les espaces de travail et permettre une meilleure organisation des services. Le député de Jean-Lesage, André Drolet, a assisté à cette inauguration au nom du ministre de la Santé, Yves Bolduc.
«Cet investissement ayant mené à l'inauguration de cette unité de soins permet de désengorger le système et d'améliorer la qualité des équipements. Il y a aussi un système de commande automatique, ce qui amène plus de précision au niveau des achats. Pour l'environnement de Jean-Lesage, ça génère des retombées importantes», soutient-il.
Parmi les plus importants au Canada
L'équipe de spécialistes se compose notamment de 10 neurochirurgiens et 16 neurologues. M. Brault a souligné que le département des sciences neurologiques de l'hôpital est l'un des plus importants au Canada. «En guise d'importance, on ne peut se comparer avec un autre centre comme Montréal, Vancouver ou Toronto», affirme-t-il.
M. Brault avance aussi que cette unité de soins sert aussi parfois de tremplin vers une carrière à l'étranger. «Il y a eu un spécialiste qui a exercé pendant quelques temps ici pour s'en aller ensuite aux États-Unis, ça arrive quelque fois», soutient-t-il.
La directrice générale de l'établissement, Dre Marie Girard, croit que l'implantation de cette unité de soins spécialisés permettra «de rehausser la motivation professionnelle des équipes médicales et cliniques, en plus de favoriser l'accessibilité des soins offerts à la population».
La phase suivante de ce développement comprendra des salles d'imagerie par résonance magnétique interventionnelle et des services ambulatoires.