La cyberzone artistique a permis aux ados d’exprimer leur créativité. (Photo Thaïs Martel)
La réalité virtuelle démystifiée au colloque Place aux filles
Dans une pièce, des adolescentes disputent un match d’impro sur le thème de la téléréalité. Dans une autre, des jeunes filles sont en train de faire d’un ordinateur, point de départ de cyber rumeurs, un chef-d'œuvre psychédélique. D’autres encore s’intéressent à l’impact des textos bien rédigés. Le quatrième colloque place aux filles battait son plein hier à la YWCA de Québec.
Présenté dans le cadre de la Semaine sans violence, l’événement s’adressait aux jeunes filles de 12 à 17 ans pour leur donner l’occasion de se réunir et de réfléchir à des sujets rarement abordés entre ados. Le thème de cette année, Ma ré@lité virtuelle, se voulait un moyen de conscientiser les jeunes filles à la violence virtuelle et les accompagner afin de trouver des moyens d’éliminer toutes les formes de violence au quotidien.
«Nous nous basons toujours sur l’actualité et cette année nous voulions aborder les technologies. Parfois, la violence virtuelle passe inaperçue. Ce que nous souhaitions, c’est de permettre aux jeunes filles de se recentrer sur le réel, sur les vraies relations humaines et la vraie amitié», explique Sonia Lévesque, coordonnatrice du développement communautaire à la YWCA Québec et organisatrice du colloque.
Les participantes ont pu assister à des ateliers du genre Télé-réalité ou télé-fiction?, Attention aux cyber rumeurs ou Exprimer mon leadership en texto? Et question de laisser derrière la violence pour terminer la journée en beauté, le Salon Douce heure, avait lieu en fin de journée. Une quinzaine d’exposants accueillaient les participantes dans des kiosques ayant pour thème «Prendre soin de soi».
Avec quelque 75 participantes provenant de six écoles différentes, le quatrième colloque Place aux filles a été un franc succès. Les organisateurs ont de plus été agréablement surpris par l’intérêt soutenu des adolescentes. «On croyait que ce serait très bruyant, mais au contraire les jeunes étaient intéressées et ont fait montre d’une belle énergie», conclut Mme Lévesque.