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Récupérer 80% des matériaux jetés, c’est possible

Rebus de construction, de démolition et rénovation

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 16 octobre 2009 à 15:26
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Récupérer 80% des matériaux jetés, c’est possible
Le président du Regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec, Sébastien Richer, se tient en compagnie du directeur général de Veolia ES Matières résiduelles, Daniel Labrie. (Photo Nicolas Bégin)
Récupérer 80% des matériaux jetés, c’est possible
Rebus de construction, de démolition et rénovation
Récupérer 80% des déchets de construction, de démolition et de rénovation constitue un objectif plausible pour les entreprises, pense le président du Regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec (RRRMCD), Sébastien Richer.
En 2006, le Québec a produit 4,3 M de tonnes de déchets de construction, rénovation ou démolition. Les entreprises de récupération ont donné une nouvelle vie à environ 2,9 M de tonnes.

Le gouvernement du Québec souhaitait atteindre un taux de récupération de 60% avant la fin de 2008. Ensemble, les 160 membres du RRRMCD ont dépassé l’objectif en 2006 puis qu’ils ont atteint 69%.

Le président attend d’ailleurs avec impatience les données de 2008. Celles-ci devraient être disponibles quand trois ou quatre semaines.

«De façon très aisée, on pense que 80% est atteignable, mentionne celui qui effectue en ce moment une tournée québécoise. Avec les matières transigées, on pense que 85% est tout à fait atteignable.»

Selon lui, l’incitation à la récupération a cependant des limites. La coercition devra bientôt faire partie de la stratégie.

«Le développement se fait au fil des années, c’est ce qui fait en sorte que c’est de plus en plus intéressant de récupérer. On compte cependant sur un leadership très fort du gouvernement et du ministère du Développement durable pour donner la tendance.»
L’exemple de Veolia
Située en bordure de l’autoroute Robert-Bourassa à Québec, l’entreprise Veolia ES Matières résiduelles reçoit chaque année environ 80 000 tonnes de matériaux secs à son centre de tri. Elle récupère de 80% à 90% de la quantité totale.
La mise en opération en juin 2007 représente un investissement majeur de 12 M$. Encore aujourd’hui, Veolia utilise une technologie unique au Québec. Réutilisation de l’eau, tri avec bassins et aimants font entre autres partie du processus.

Le directeur général Daniel Labrie estime la capacité maximale de traitement à 100 000 tonnes par quart de travail. Le principal intéressé aimerait en ajouter un deuxième, mais le manque de main-d’œuvre l’en empêche.

Il doit même faire appel à des travailleurs étrangers pour compléter son équipe. «Sur 19 trieurs ici, j’ai 13 Guatémaltèques», affirme-t-il.

Au Québec, quelque 27 000 travailleurs gagnent leur vie grâce à la récupération, toutes activités confondues. On parle d’un chiffre d’affaires de 15 milliards de dollars.

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