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Briser le cycle de la violence conjugale

Quelques pistes de réflexion pour soutenir les femmes hors du refuge

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 15 octobre 2009 à 15:52
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Briser le cycle de la violence conjugale
Ginette Defoy, directrice générale de la YWCA Québec et Rosa Miranda, coordonnatrice de la Maison pour femmes immigrantes, affirment que le rapport Vivre au-delà du refuge phase III servira d'outil pour aider les organisations à éliminer la violence envers les femmes. (Photo Véronique Demers)
Briser le cycle de la violence conjugale
Quelques pistes de réflexion pour soutenir les femmes hors du refuge
«Une fois que la femme violentée quitte la ressource où elle était hébergée, elle se retrouve parfois réduite à l'itinérance. Pour le moment, il n'y a pas de politique concertée entre les trois paliers de gouvernement», fait valoir Ginette Defoy, directrice générale de la YWCA Québec.
Afin de renverser la vapeur et proposer quelques pistes de réflexion aux organisations venant en aide aux femmes, la YWCA Canada vient de déposer un rapport intitulé Vivre au-delà du refuge. Les mots clés de la phase III du projet, découlant de plusieurs années d'efforts, sont la prévention, la sensibilisation et l'hébergement.

Selon Rosa Miranda, coordonnatrice de la Maison pour femmes immigrantes à Québec, il s'agit d'une approche globale. «On ne peut pas concevoir les choses autrement. Il y a beaucoup d'itinérance institutionnelle. Par exemple, une femme qui, après avoir épuisé toutes les ressources ici, s'en va dans une autre ville, et ainsi de suite», commente-t-elle.

Pour soutenir les femmes sorties du refuge, l'organisme a lancé depuis un an et demi un programme après hébergement. «Nous avons dû faire certains sacrifices pour mettre sur pied le programme, mais c'était nécessaire», explique Mme Miranda.

La coordonnatrice de la Maison pour femmes immigrantes déplore le peu de ressources combinées offrant à la fois de l'aide aux femmes victimes de violence conjugale et ayant des problèmes de santé mentale. «Souvent, les femmes ont des problèmes de santé mentale parce qu'elles ont vécu de la violence conjugale», observe la coordonnatrice oeuvrant au sein de l'organisme depuis son ouverture il y a 24 ans.
Recommandations
Les chercheures ont été mandatées pour favoriser un dialogue national entre les principaux intervenants sur la scène nationale, provinciale, territoriale et communautaire. Le dialogue national s'est effectué à l'automne 2008 lors de quatre consultations régionales à Toronto, Calgary, Halifax et Yellowknife.
Le rapport propose des recommandations comprenant notamment l'embauche de porte-parole pour guider les femmes à risque dans les services et systèmes et l'accroissement de la sensibilisation à la violence.

D'autres actions sont prévues à la suite de ce rapport. «Des vidéos seront tournés à Ottawa prochainement, où des femmes de Québec donneront leur témoignage. On pourra les visionner sur YouTube», informe Ginette Defoy, directrice générale de la YWCA Québec.

La YWCA Québec soutient les femmes en difficulté en offrant des services d'hébergement aux femmes et à leurs enfants, grâce à la Résidence, la grande Marelle et le Dépannage. Ainsi, chaque année, près de 200 femmes sont accueillies dans l'un de ces services d'hébergement.

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