Les candidates d'Équipe Labeaume, Line-Sylvie Perron (Vieux-Québec-Montcalm) et Chantal Gilbert (des Faubourgs), plaident pour l'érection d'un immeuble à vocation résidentielle plutôt qu'un hôtel sur le site de l'église Saint-Vincent-de-Paul. (Photo Véronique Demers)
Des logements et non un hôtel
Deux candidates d'Équipe Labeaume souhaitent revitaliser le site de l'église Saint-Vincent-de-Paul dans un esprit vert
«Nous avons demandé à monsieur Labeaume que ce site soit à vocation résidentielle et non un hôtel», a souligné Line-Sylvie Perron, candidate d'Équipe Labeaume pour le district Vieux-Québec-Montcalm.
Chantal Gilbert, représentant le même parti politique dans le district des Faubourgs, s'est jointe à Mme Perron devant la façade de l'église Saint-Vincent-de-Paul, sur la côte d'Abraham, pour détailler leur projet aux membres de la presse.
Les deux candidates veulent que ce site soit exploité dans l'esprit d'une ville verte et que l'endroit appartienne aux citoyens. «Il y a des problèmes de commerces de proximité à cet endroit. C'est important d'avoir une vision de quartier, où les gens pourraient marcher. Il faut ouvrir à la vie d'artistes; il y a le complexe Méduse qui n'est pas loin», explique Mme Perron.
Les deux candidates ont indiqué que le maire Labeaume n'avait pas encore pris position pour le moment, mais «qu'il est sensibilisé». «Il nous accorde en quelque sorte un appui tacite», ont-elles commenté.
Chantal Gilbert et Line-Sylvie Perron n'ont pas non plus contacté la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, pour obtenir son aval. Les deux candidates d'Équipe Labeaume souhaitent dans un premier temps procéder à l'expropriation de Jacques Robitaille, des Hôtels Jaro, de son terrain. «J'imagine que M. Robitaille doit avoir à coeur la préoccupation des citoyens, qu'il doit avoir de l'empathie, de l'écoute», a présumé Mme Gilbert.
Expropriation
Jacques Perron, conseiller en communications à la Ville de Québec, rappelle que M. Robitaille possède pour quelques mois un permis valide pour le démantèlement de la façade, jusqu'au dépôt de son projet. «La ville procède régulièrement à l'acquisition de terrains pour des fins publiques. La Ville va toujours essayer de trouver une entente commune. L'expropriation est vue seulement comme solution ultime. Dans ce cas-ci, un tribunal d'expropriation fixera la valeur du terrain», précise-t-il.
Rappelons qu'en 2006, le propriétaire des lieux a démoli presque tout l'édifice sans avoir obtenu l'approbation du ministère de la Culture. Seule la façade a été sauvée de cette démolition.
Le promoteur du site de l'église Saint-Vincent-de-Paul – quel qu'il soit – devra obtenir l'aval de la Commission d'urbanisme de la Ville de Québec et le ministère de la Culture pour la réalisation de son projet.
Denis Cloutier
Commentaire mis en ligne le 14 octobre 2009Un parc , seulement un parc , avec accès souterrain a un immense stationnement déja creusé dans la falaise depuis le règne du maire Lamontagne qui a tout détruit mon quartier en 1966-67.