Le fondateur de l’École de rhétorique, Alexandre Motulsky-Falardeau, se dit confiant d’intéresser les gens à la rhétorique. (Photo Courtoisie)
Une école pour rendre la rhétorique accessible à tous
Développée quelque part au Ve siècle, la rhétorique ou l’art de bien parler a toujours été associée aux gens de l’élite. Spécialiste de la question, Alexandre Motulsky-Falardeau propose d’enlever cette étiquette et de la rendre accessible au plus grand nombre. Pour y arriver, il met sur pied une école virtuelle et ambulante.
Bien beau parler de rhétorique, encore faut-il savoir ce que ça mange en hiver. «Il y a plusieurs définitions, mais aujourd’hui, c’est l’art de persuader. Ça recouvre tout ce qui se rattache à la langue, au sens et à l’expression, c’est tout ce qui consiste à argumenter, écrire, parler et réfléchir.»
Le fondateur de l’école offre des cours général ou privé, des formations sur les techniques argumentatives, des conférences et même une initiation pour les jeunes de 12 à 17 ans. Sans vouloir s’enfermer dans un cadre précis, Alexandre Motulsky-Falardeau entend adapter son enseignement et ses connaissances aux besoins de ses étudiants.
«L’école de rhétorique ne fait pas nécessairement référence à un lieu physique, précise-t-il. Ça peut l’être, mais c’est vraiment une école ambulante et virtuelle.»
En d’autres mots, l’instigateur du projet accepte de se déplacer pour rencontrer les gens et partager son savoir ou propose du matériel en ligne. La durée d’un cours demeure toujours à la discrétion des étudiants, tout dépend de leur intérêt et de leur volonté.
Fragmentations
Au fil du temps la rhétorique a subi des fragmentations, si bien qu’on retrouve cinq branches distinctes de nos jours. Pensons à l’insertion, la disposition, l’élocution, la mémoire et l’action, explique M. Motulsky-Falardeau.
«La rhétorique existe encore, mais pas dans sa forme originale, pas dans la méthode qui a existée pendant plus de 2000 ans, mentionne-t-il. On ne se l’approprie plus de la même façon.»
L’instigateur du projet croit pouvoir intéresser le grand public à la rhétorique, art toujours réservé à la haute société. Déjà quelques personnes ont manifesté leur intérêt d’en apprendre davantage.
«Aujourd’hui, je pense qu’il est temps de démocratiser quelque chose qui appartient à l’élite, pense-t-il. Si on l’enseigne à l’élite, je crois qu’on doit d’abord pouvoir l’enseigner à tout le monde. Maintenant, ce n’est plus comme autrefois. Tout le monde sait lire et écrire.»
Pour en savoir davantage au sujet de l’École de rhétorique, on peut visiter le
www.ecolederhetorique.com sur Internet. Alexandre Motulsky-Falardeau travaille régulièrement à compléter le contenu des pages.