Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La consigne : jongler entre abolition et augmentation

Luc Fournier par Luc Fournier
Voir tous les articles de Luc Fournier
Article mis en ligne le 6 octobre 2009 à 13:00
Réagissez à cet article
La consigne : jongler entre abolition et augmentation
Le maire de Victoriaville tente d’influencer le gouvernement du Québec, à la veille du dépôt du plan de gestion des matières résiduelles, afin d’abolir le système de consigne comme on le connaît actuellement.
La consigne : jongler entre abolition et augmentation
Alors que la Ville de Québec peste contre la présence du verre dans les bacs de recyclage, qui aurait pour effet de contaminer le papier avec le verre brisé et nuire au bon fonctionnement des machines dans les centres de tri, le maire de Victoriaville, Roger Richard, croit plutôt que le verre de bonne qualité profite aux centre de tri. Il est ainsi débarqué à Québec afin de convaincre la population et le gouvernement du bien-fondé de supprimer toute consigne, sur les bouteilles de bière, de plastique, comme sur les canettes. Il condamne du même coup la possibilité d’ajouter une consigne aux bouteilles de vin.
La consigne des canettes et bouteilles est apparue en 1984. À l’époque, le recyclage était pratiquement inexistant. Depuis, les choses ont bien changé et les centres de tri, où est acheminé le contenu des désormais célèbres bacs bleus, sont en mesure de se charger du traitement de ces matières (canettes, bouteilles de bière, etc.).

De toute façon, soulignent le maire Richard et deux spécialistes des centres de tri, ces centres gèrent déjà de plus en plus de ces matières consignées. De 2 à 3 % de plus chaque année.

Là où le bât blesse, c’est dans le transport de ces matières consignées. Réal Fortin, qui parle au nom des centres de tri du Québec, donne l’exemple de canettes qui feront le voyage de Rimouski jusqu’à Montréal pour être traitées, ce qui diminue le bénéfice réel de chaque canette. En plus, les centres de tri régionaux ne profitent pas de cette matière, une source de revenu important lors de la revente. À titre d’exemple, l’aluminium se vend environ 1500$ la tonne. C’est autant de bénéfices inaccessibles pour les centres de tri régionaux.

Surtout, faire le tour du Québec avec un camion rempli de canettes vides pollue. Ainsi, ce que souhaitent les centres de tri et le maire de Victoriaville, c’est qu’on élimine la consigne afin d’éliminer des étapes superflues dans le traitement de ces matières résiduelles et redonner aux centres de tri locaux le revenu des matières consignées, qui sont traitées dans des centres plus gros, souvent à Montréal. De dix étapes de manipulations et transport, il y en aurait quatre de moins si la consigne était éliminée.

«Le système de consigne actuel est très coûteux d’un point de vue économique et environnemental. Il représente dix étapes à franchir et beaucoup de transport avant de se rendre à l’usine de transformation tandis que le chemin de la collecte sélective n’en représente que six et facilite davantage la vie des citoyens», avance Roger Richard.

Alors que certaines municipalités affirment que si la consigne est élargie, le coût de la collecte sélective diminuerait, MM. Richard, Fortin ainsi que le directeur général de Gaudreau Environnement, Johnny Izzi, croient plutôt que «si les matières ayant une bonne valeur comme le polyéthylène téréphtalate (PET), le verre et l’aluminium sont enlevées aux centres de tri, ceux-ci perdront des revenus importants et devront augmenter de façon substantielle le coût du traitement des matières.»

Le maire Richard propose aussi que les résidus domestiques dangereux comme les piles soient consignés en attendant de trouver une solution à ce problème, à l’image des canettes et des bouteilles de plastique, pour lesquelles on a maintenant une solution dans chacune de nos cours : le bac bleu.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Michel J. Grenier

Commentaire mis en ligne le 6 octobre 2009
Je faisais partie, à l'époque, des embouteilleurs qui ont mis au point le système de consigne du Québec.

Selon moi, le système de consigne de boissons gazeuses et de bière du Québec devrait être étendu aux bouteilles d'eau, aux canettes et bouteilles de jus, ainsi qu'aux bouteilles de vin. Il est grand temps que la SAQ se mette, elle aussi, au pas...

C'est, selon moi, le meilleur système qui ait été mis au point, même s'il date de 25 ans.

En effet, les embouteilleurs/distributeurs/grossistes qui alimentent les détaillants du Québec possèdent déjà leur propre flotte de camions qui reviendraient vides si la consigne était abolie.

Actuellement, le camion qui livre reprend les sacs de canettes et bouteilles vides, alors qu'il est déjà sur place, et l'embouteilleur/distributeur les retourne, à ses frais, aux centres de tri.

En fait, le coût est minime et est, en finale, absorbé par les consommateurs de ces produits, et non pas par la société en général. C'est un système de pollueur-payeur.

Encourager un système parallèle, par l'abolition de la consigne, reviendrait à faire porter le fardeau par l'ensemble de la société, alors qu'il devrait être supporté par le pollueur lui-même, tel que présentement.

Le seul "hic" que je vois au système actuel est le 2 sous par canette ou bouteille qui est retournée au détaillant comme frais de manutention.

Il s'agit de 48 cents par caisse de 24, ce qui est énorme. C'est la défunte chaîne Steinberg qui avait mis la compagnie Coca-Cola au mur, en menaçant de délister ses produits de tous ses magasins si celle-ci ne lui versait pas 2 cents par cannette ou bouteille comme frais de manutention.

Coca-Cola a alors plié, puis Pepsi-Cola, et toutes les autres chaînes et détaillants ont adopté la politique de Steinberg envers l'industrie.

C'est ce qui fait que le système actuel, dès qu'il dépasse 72% de retour, devient déficitaire. En effet, on charge 5 cents et on rembourse 7 cents.

Si ce frais de manutention était éliminé, comme il devait l'être, à l'époque, cela faciliterait le tout puisque le fonds ne pourrait être en déficit, et le taux de recyclage pourrait atteindre des sommets inégalés.

La plupart des détaillants ont maintenant des machines automatiques pour recueillir les contenants. 48 sous la caisse est plus que le profit réalisé par un embouteilleur/distributeur, sans compter le profit de détail déjà réalisé, par le détaillant, sur le contenu.

Le petit pourcentage de contenants qui ne seraient pas retournés financerait facilement l'administration du fonds.

Abolir la consigne serait remettre plus de 2 milliards de contenants uni-service dans le circuit des municipalités.

Rappelez-vous les années où c'était plein de canettes et de bouteilles sur le bord de nos routes. Nous ressemblions à certains pays du tiers-monde.

Est-ce le type de société à laquelle nous aspirons ?

Chez nos voisins

  • Québec Express - Ville de Québec, Québec
  • L'Appel - Sainte-Foy, Sillery, Laurentien, Saint-Augustin, L'Ancienne-Lorette
  • Journal Le Jacques-Cartier - MRC La Jacques-Cartier
    S'assurer du bon état de la toiture

La question du net

  • À votre avis, les syndicats en mènent-ils trop large sur les chantiers de construction du Québec?
  • Oui
  • Non