Jean-Paul Marchand
Candidat à la mairie et promoteur d’un projet de monorail surélevé
Jean-Paul Marchand insiste sur la faisabilité de son idée
Alors qu’il devait présenter quelques engagements de sa campagne, Jean-Paul Marchand, candidat à la mairie de Québec, a plutôt profité de la tribune pour présenter un projet de monorail surélevé… dont il est lui-même le promoteur. Sans voir de conflit d’intérêts entre sa course et son titre d’initiateur, l’indépendant défend bec et ongles la faisabilité du Transport rapide électrique national suspendu du Québec (TrensQuébec).
L’idée consiste à faire circuler des unités de transport motorisées sur un rail de fer suspendu à des piliers d’environ 10 mètres de haut. Les engins écologiques rouleraient à une vitesse pouvant aller jusqu’à 250 km/h été comme hiver grâce à des moteurs-roues, invention de Pierre Couture.
Jean-Paul Marchand propose l’étendue jusqu’à Montréal en passant à titre d’exemple par le terre-plein des autoroutes ou dans différentes régions du Québec.
Le candidat-promoteur estime à un montant variant entre 5 et 7 M$ le coût d’un kilomètre de monorail, soit environ six fois moins que le TVG, mentionnait-il ce matin dans le froid et l'humidité du Palais des arts de Québec. «Ce serait une erreur de s’embarquer là-dedans, pense l’ex-député bloquiste. Y investir, ce serait comme investir dans le stade olympique. On en aurait pour des années et des années.»
L’aspirant à la mairie dévoile son projet sur la place publique au moment auquel des citoyens se plaignent déjà de la qualité visuelle du paysage urbain de Québec.
Où planterait-il les piliers d’une dizaine de mètres dans la capitale? Nul ne le sait, pas même le principal intéressé. «Je ne suis pas là pour décider si ça va se faire là ou pas là, indique M. Marchand. Ce qui est certain, c’est que ça va partir de Québec pour se rendre à Montréal.»
Mais Jean-Paul Marchand avait-il vraiment besoin de se présenter à la mairie de Québec pour faire connaître le projet? «Un maire de la Ville de Québec a le pouvoir qu’une personne comme moi n’a pas normalement. Si je suis élu comme maire, dès le lendemain je contacterai Bombardier et d’autres compagnies. Je sais que Régis Labeaume est très populaire et même si je ne suis pas élu, je poursuivrai le projet.»
«Je ne suis pas cinglé. J’ai 65 ans, j’ai un doctorat en philosophie des sciences. J’ai mené bien des luttes dans ma vie. Je suis prêt à en faire une autre. Que les gens viennent me le dire et je vais les corriger.»
Amélioration des bibliothèques, intervention dans le milieu scolaire, encadrement des immigrants, mise sur pied d’un programme d’alphabétisation, organisation de compétitions sportives internationales et implantation d’un programme de géothermie pour les maisons ou immeubles publics font partie d’une salve d’engagements du candidat.