Québec a 50 ans d'avance sur Montréal
C’est l’apparition du parti du Progrès civique de Québec qui a permis à la Ville de Québec de vraiment se démarquer de Montréal sur le plan du patronage. Cette plaie existait alors dans la quasi-totalité des municipalités du Québec. Même le maire Drapeau n’a jamais réussi à établir des normes et un système de soumissions publiques qui puisse répondre convenablement à des attentes modernes de démocratie. Il aurait été «patronneux» lui-même.
C’est seulement à l’arrivée de Gilles Lamontagne en 1965, avec une équipe complète et nouvelle issue de l’esprit et de la lettre de la révolution tranquille, que les échevins vieux style ont cessé de se conduire comme des entrepreneurs propriétaires, vendant à tour de rôle, les jobs de pompiers ou de policiers. On a alors mis de l’ordre dans les commandes et les demandes de soumissions.
Il n’est pas surprenant qu'à Montréal, la Ville appartient encore aux contracteurs et à leurs ingénieurs spécialisés, qui endorment très souvent le maire et les conseillers. Je suis aujourd’hui très fier d’avoir participé à la fondation du Progrès Civique de Québec.
André Marceau, Québec