Le député de Jean-Lesage, André Drolet a mis les pieds à bord du nouveau Marginal en compagnie de la directrice générale de la Société de Saint-Vincent de Paul, Mélanie Jutras et de deux bénévoles, Léda Bouchard ainsi que Louis Beaudoin. (Photo Isabelle Chabot)
Un nouveau Marginal dans les rues de Québec
La Société de Saint-Vincent de Paul de Québec (SSVPQ) a présenté, ce matin, son nouveau motorisé toujours dans le but d’aider les jeunes de Québec. Le véhicule, le Marginal, poursuivra son chemin, remplaçant ainsi l’ancien devenu désuet.
Signe de l’utilisation fréquente de cet outil précieux dans la région, depuis le début du projet des Roulottes, en 1993, cinq véhicules ont été acquis. Le dernier au coût de 80 000 $ financé à l’aide de donateurs privés. Six jours sur sept, deux motorisés, Le Marginal et La Bohème, vont à la rencontre des jeunes. «Les gens que l’on rencontre viennent faire le plein d’énergie, de provision, d’information auprès des intervenants et de chaleur humaine», explique la directrice générale de la Société de Saint-Vincent de Paul de Québec, Mélanie Jutras. Lors des visites, les bénévoles profitent de l’occasion pour combler les besoins primaires, offrir de la nourriture, des couvertes chaudes et de l’écoute. Les visiteurs sont accueillis tout en respectant le rythme de chacun. «Ce que j’aime beaucoup dans ce service, c’est la présence, les discussions sont effectuées sans rapport d’autorité», affirme un bénévole depuis plus de deux ans, Louis Beaudoin.
Le motorisé est «un complément logique aux services d’aide à la communauté, ajoute une bénévole depuis dix ans et membre du conseil d’administration de la SSVPQ, Léda Bouchard. Les jeunes étant dans les rues, la Société se déplace pour avoir un contact direct avec eux semaine après semaine.» La présence est assidue de l’organisme, dont trois fois par semaine en Haute-Ville et Basse-Ville, en plus des prêts faits aux arrondissements, permettant aux intervenants de travailler plus efficacement étant donné de la présence régulière des Roulottes aux endroits ciblés. «Ce sont des jeunes ayant eu un parcours de vie tumultueux. Il ne faut pas les décevoir par notre absence», fait valoir la directrice générale.
L’an passé, 6500 personnes, âgées de 12 à 35 ans, ont été accueillies dans les deux véhicules. «La plupart des jeunes sont de passage dans les motorisés pour avoir un départ plus solide. Dan Bigras a déjà dit:"Être un jeune de la rue, ce n’est pas un état, c’est une étape"», cite Mélanie Jutras. Les résultats des interventions, auprès de la clientèle en rupture sociale, sont concrets et humains comme le démontre Mme Jutras donnant des exemples de cas résolus. De plus, la présence visible des motorisés de la SSVPQ augmente le sentiment de sécurité des citoyens des secteurs visités. «Je suis très heureux de la longévité du projet. C’est la preuve que je n’ai pas perdu mon temps», a constaté l’initiateur du projet à Québec, en 1993, le religieux, Fernand Genois.
160 ans dans la communauté
Le lancement du nouveau véhicule s’ajoute aux nombreuses activités prévues dans le cadre de la Semaine provinciale de la Société de Saint-Vincent de Paul se terminant demain. Sous le thème La dignité au quotidien, la première édition vise principalement la sensibilisation à la pauvreté. La Société célèbre, cette année, 160 ans d’existence à Québec.