Depuis 60 ans, l’Université Laval en a vu passé des artistes qui ont joué dans cette troupe tout étudiante que constitue les Treize. Gilles Vigneault, Raymond Bouchard, Rémy Girard, Marie Laberge, Jean-Nicolas Verreault, Hélène Florant sont autant de comédiens qui ont fait leurs premières armes sur scène à l’Université Laval. Ce matin, une nouvelle cuvée dévoilait les quatre pièces qui seront présentées cet automne dans l’une ou l’autre des trois salles du campus.
Présentée sous le thème «60 ans, l’âge de déraison», la programmation automnale des Treize servira du théâtre pour tous les goûts, de la pièce la plus classique à celle née de l’inspiration d’un étudiant en droit.
D’abord, les amateurs de théâtre pourront voir une pièce d’Agatha Christie, «La Souricière», qui joue d’ailleurs sans interruption depuis des décennies à travers le monde. Du 29 octobre au 1er novembre, on tentera de découvrir qui a tué, à l’Amphithéâtre Hydro-Québec, au pavillon Alphonse-Desjardins.
«Le songe» d’August Strinberg, qui marie le jeu des acteurs et des marionnettistes, sera ensuite présenté du 10 au 15 novembre au Théâtre de poche. Un conte philosophique portant sur le sens de la vie, monté à la manière d’un rêve, ne se limitant donc pas aux contraintes auxquelles la vie nous a habituées.
Comme troisième pièce, Les Treize présentent «Les Oiseaux du paradis», écrite et mise en scène par Alexandre Vanasse, étudiant en droit à l’Université Laval. Cinq individus se retrouvent un soir pensant qu’ils s’apprêtent à partir vivre sur une île déserte. Pour cela, ils ont donné toute leur fortune, même en se doutant qu’il s’agissait d’une arnaque. «C’est une projection
dark du monde moderne», souligne l’auteur à Québec Hebdo. Ce dernier s’est basé sur un fait vécu, une personne qu’il connaît qui s’est engouffrée dans la drogue, en toute conscience, ou à peu près. La pièce ne tourne pas autour de cette problématique toutefois. «Il y a des gens qui, même s’ils savent qu’ils s’en vont dans le mur, vont continuer là-dedans», ajoute Alexandre Vanasse. Ainsi, les cinq protagonistes se doutent de l’arnaque, mais vont de l’avant malgré tout. Bref, l’histoire de gens mal dans leur peau qui se mentent à eux-mêmes, présenté au Théâtre de poche du pavillon Maurice-Pollack.
Finalement, la pièce de John Steinbeck «Des Souris et des hommes» sera présentée du 9 au 13 décembre, toujours dans la salle intimiste du Pollack. Deux journaliers font équipe dans les ranchs de Californie durant la grande dépression de 1929. S’ensuit une série d’évènements qui aboutira à la fatalité, le doigt sur la gâchette.
Les billets sont disponibles à la porte les soirs de représentation ou au Bureau de la vie étudiante de la Direction des services aux étudiants, au local 2344 du pavillon Desjardins. Plus d’information au
www.lestreize.asso.ulaval.ca