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Une Lorettevilloise qui cultive l’aventure

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 28 septembre 2009 à 14:40
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Une Lorettevilloise qui cultive l’aventure
Laura Létourneau-Tremblay explore des contrées lointaines et méconnues des touristes traditionnels, comme ici, dans les archipels norvégiens.
Une Lorettevilloise qui cultive l’aventure
Laura Létourneau-Tremblay cultive des fraises. Elle ne les cultive cependant ni à l’Île d’Orléans, ni à Lévis, mais plutôt en Norvège, près du cercle polaire. C’est que la jeune femme de 24 ans est partie à l’aventure il y a quelques années. Depuis, elle va de ferme en ferme pour y travailler tout en parcourant le monde.
C’est à la suite de ses études en droit à l’Université Laval que la Lorettevilloise décida d’agripper un sac à dos et de lever l’ancre. Un voyage qui l’a amené récemment en Norvège, dans un archipel situé au nord du pays.

Après de longues heures de route à longer montagnes, glaciers et fjords, surgit une petite embarcation qui l’amènera sur l’île Hestmonna, qui compte 40 habitants.

Une fois débarquée, Laura est amenée par un vieil homme qui l’hébergera sur sa ferme pour cinq semaines. En échange, elle y fera des travaux. «Le nomadisme doit aussi trouver son financement.»

Dans cette ferme biologique arctique poussent… des fraises! «Jamais je n’aurais cru que des fraises, en si haute latitude, avaient encore des chances de pousser», s’étonne la jeune femme par courriel.

«Pendant les premiers jours, le vent souffle terriblement fort, il fait froid. Je me couvre des pieds à la tête avec ma tuque, mes gants et mes bas de laine. Je me sens vraiment en région boréale et me demande où est l’été. Mais ce froid ne dure pas, le soleil arrive vite et nous réchauffera pour les quatre prochaines semaines. Le thermomètre atteindra même 28 degrés. J’oublie vite que je me trouve au cercle polaire», raconte la jeune femme dans son récit.

Mais en plus de faire plutôt chaud, il fait clair, tout le temps. «Cette clarté de 24 heures s’avère nécessaire pour ces plants, qui, pendant cette courte période, veulent pousser, et pour nous qui doivent travailler. Et quelle énergie je ressens de cette lumière continuelle!», poursuit-elle.

Pour trouver ces cultivateurs isolés qui accueillent les voyageurs du monde, Laura Létourneau-Tremblay a contacté le World Wide Opportunities on Organic Farm (WWOOF), qui regroupe des fermes biologiques du monde entier. En échange de travaux agricoles, les voyageurs bénéficient d’un gîte et peuvent en apprendre plus sur l’agriculture biologique. Ainsi, les globetrotteurs bénéficient d’un itinéraire qui sort des sentiers battus de l’habituelle visite touristique.

Laura est maintenant en Russie, toujours dans les secteurs nordiques méconnus. Dans quelques mois, elle travaillera dans une ferme du Japon à quelque 10 400 kilomètres de… Loretteville.

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