Sur la photo (de gauche à droite) : l’historien et auteur, Jacques Mathieu; l’ethno botaniste, Alain Asselin; le président de la Commission des champs de bataille nationaux, André Juneau; et le pharmacologue, Gilles Barbeau.
L’Annedda raconté
L’annedda, l’arbre guérisseur du scorbut, fait encore parler de lui près de 500 ans après son utilisation par l’équipage de Jacques Cartier. Un nouveau livre, L’Annedda, l’arbre de vie, est lancé pour les 250 ans de la bataille des plaines d’Abraham et de celle de Sainte-Foy.
La Commission des champs de bataille nationaux espère ainsi rappeler le rôle qu’ont joué les nations amérindiennes lors de la guerre de Sept Ans en Amérique. L’ouvrage souligne la contribution des Premières Nations à l’histoire québécoise et rend hommage à l’annedda.
Ce type d’arbres, apparu dans la science botanique au XVIe siècle, provient exclusivement du Canada et des Amérindiens avant d’être dispersé dans les pays de l’Europe occidentale. «Cet arbre est un monument vivant et hautement symbolique soulignant les alliances multiséculaires entre les peuples», qualifie l’auteur et membre du conseil d’administration de la Commission, Jacques Mathieu.
Plusieurs recherches ont été effectuées avec les années sur l’histoire et l’origine de ce végétal ligneux. Le manuscrit tente lui aussi de démystifier l’identité de l’annedda. L’historien, Jacques Mathieu, est professeur retraité de l’Université Laval et spécialiste d’histoire de Nouvelle-France et des mémoires collectives. Il est également l’auteur de nombreuses publications, notamment Le premier livre de plantes du Canada; Les Plaines d’Abraham, le culte de l’idéal; Le jeu des apparences à Paris au XVIIe siècle; et plus récemment Entre poudrés et pouilleux.