Avec l'absence de sept joueurs retenus à des camps professionnels, le défenseur Mikaël Tam est appelé à jouer un rôle plus important chez les Remparts de Québec en ce début de saison.
- (Photo Frédérick Masson)
Un rôle accru pour le défenseur Mikaël Tam
À sa troisième campagne avec les Remparts de Québec, le défenseur Mikaël Tam a un rôle différent à jouer au sein de l’alignement de l’équipe de Patrick Roy, surtout en ce début de saison où sept joueurs manquent encore à l’appel retenus à des camps d’entraînement d’équipes de la Ligue nationale de hockey.
«En ma qualité de vétéran, j’aide les joueurs plus jeunes et les nouveaux venus à bien s’intégrer dans le club, lance dans un premier temps Mikäel Tam. Je joue un rôle similaire à celui que d’autres ont joué à mon arrivée dans la Ligue de hockey junior majeure du Québec. Il n’est pas toujours évident pour une recrue d’arriver dans un nouvel environnement. Je tente donc de les conseiller s’ils en sentent le besoin et s’ils viennent me demander mon avis.»
Après les deux premiers matchs disputés face à l’Océanic de Rimouski et les MaineIacs de Lewiston, le défenseur était bien satisfait de ce qu’il avait vu sur la patinoire.
«Même si les fins de matchs ont été un peu plus ardues que prévu, nous nous en sommes bien tirés dans les circonstances. Tant à Rimouski qu’à domicile face à Lewiston, on a connu de la difficulté en troisième période. Nous étions nerveux mais somme toute, nous nous en sommes bien sortis. Cela regarde très bien pour le reste de la saison», ajoute le défenseur originaire de la région de Québec qui n’hésite jamais à appuyer l’attaque de son club et qui ne déteste pas de se retrouver dans le trafic lorsqu’il est sur la patinoire.
Plus souvent qu’autrement lors des deux premiers affrontements de la présente saison, Mikaël Tam a été appelé à affronter les premiers trios de l’équipe adverse face à l’Océanic et les MaineIacs.
«Je me dois de bien jouer défensivement et de montrer l’exemple aux autres défenseurs de l’équipe en étant régulier et en limitant les erreurs. Je forme une paire avec Martin Lefebvre, une recrue de 17 ans et je crois que nous nous sommes fort bien débrouillés. En l’absence des vétérans, dont celle du défenseur Samuel Groulx, nous avons été utilisés une trentaine de minutes dans chacun des deux premiers matchs. C’est beaucoup de glace, mais je ne m’en plains pas», d’indiquer le défenseur.
Chose du passé
Même s’il avoue avoir été déçu d’être ignoré par toutes les équipes de la Ligue nationale de hockey lors du repêchage de juin dernier à Montréal, Mikaël Tam a fait un trait sur cette déception et veut maintenant prouver qu’il a sa place dans le grand circuit.
«Je me suis entraîné très fort au cours de l’été en prévision de la saison 2009-2010, précise-t-il. Je suis conscient que ma taille et ma grosseur peuvent être perçues comme étant un désavantage. C’est à moi de prouver que je suis en mesure de me débrouiller contre n’importe qui en présentant du jeu constant. J’en suis capable et à jouer de façon intense, les recruteurs n’auront pas le choix de me remarquer et de suggérer à leur équipe de me donner une chance.»
Pour atteindre cet objectif, le défenseur des Remparts prend exemple sur un autre joueur de son gabarit, l’ex-porte-couleur des Canadiens de Montréal, Francis Bouillon.
«Il a prouvé qu’un joueur de notre stature pouvait se démarquer dans la Ligue nationale. En regardant le déroulement de sa carrière, il me sert de motivation pour atteindre mon objectif de jouer un jour dans la Ligue nationale de hockey. Il a réussi à se démarquer quand bien des observateurs estimaient qu’il ne serait pas en mesure de suivre la cadence imposée par des joueurs plus costauds. C’est un véritable modèle à suivre», de poursuivre Mikaël Tam.
C’est en jouant dans le style robuste et intense qui le caractérise que le défenseur de 18 ans entend faire sa marque cette saison dans le circuit Courteau.
«De cette manière, les recruteurs de la Ligue nationale de hockey n’auront pas le choix de me considérer comme un défenseur qui aidera un jour leur équipe», de conclure Mikaël Tam.