Le lac Saint-Charles est sur la bonne voie, ses riverains mettant la main à la pâte pour renaturaliser ses rives. Des bandes naturelles qui agissent comme des filtres et comme un milieu de vie propice pour la faune.
La lutte contre les cyanobactéries va bon train
En 2006 apparaissaient les premières fleurs d’eau de cyanobactéries sur le lac Saint-Charles. Trois ans après, le bilan de la renaturalisation est positif. Seulement dans les derniers jours, 38 propriétaires riverains sont passés à l’action en plantant quelque 1000 arbustes et arbres avec la collaboration de la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury, de la Ville de Québec et de l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL).
Ces riverains ont maintenant une rive naturelle de 10 mètres à partir du lac. Cette renaturalisation est un gain environnemental important pour cette réserve d’eau naturelle. Des riverains avaient déjà emboité le pas lorsque l’alarme avait été sonnée.
Il reste du travail à faire, toutefois. Le tiers des 250 riverains, principalement du côté sud du lac, sont réfractaires à se départir de leur bande de gazon sur le rivage. Pour protéger les lacs de l’érosion, des apports en sédiments et de la pollution, il est préférable que les rives demeurent dans leur état naturel ou soient restaurées.
Le problème est que cette bande de gazon est parfois ce qui fait figure de cour pour les résidents dont les maisons et chalets ont été construits très près du lac. Et d’inviter la famille à un barbecue sur la petite cour avant n’est pas une évidence lorsqu’on bénéficie d’une maison dont la cour arrière donne sur le lac.
À la différence de la ville de Québec, les résidents du secteur nord du lac Saint-Charles, des citoyens de Stoneham-et-Tewkesbury, peuvent se doter d’une «fenêtre» d’une largeur de dix mètres leur permettant de couper les branches qui obstrueraient la vue sur le lac.
Cette condition aurait permis au règlement d’être adopté. De l’autre côté du lac, les Lac-Saint-Charlois ont toutefois rejeté le règlement. Les résidents qui auraient voulu se prévaloir de l’aide pour renaturaliser leur bande riveraine n’ont ainsi plus accès à ce coup de pouce.
Johanne Dion
Commentaire mis en ligne le 20 septembre 2009Bravo à tous les résidents riverains qui ont accepté d'avoir leur 10 mètres naturalisés! Les Québécois vont devoir se faire à l'idée que tous les riverains de la province devront redonner un minimum de 10 mètres à leurs lacs et cours d'eau, ou dire adieu à tout espoir de ravoir leurs plans d'eau baignable et propre. Rien ne sert de vivre au bord de l'eau si l'eau est sale, puante, ou pire, toxique!