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Éric Gagné, le roi du Stade

par Collaboration spéciale, Les Capitales
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Article mis en ligne le 18 septembre 2009 à 7:11
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Éric Gagné, le roi du Stade
Éric Gagné a connu une performance du tonnerre, hier soir, au Stade municipal.
Éric Gagné, le roi du Stade
«Je l’ai apprécié encore plus que vous le croyez. Je vais m’en rappeler toute ma vie!», a lancé Éric Gagné, émotionnellement touché par sa performance et le support des amateurs, jeudi soir au Stade municipal. Dans ce qui a peut-être été le dernier départ de sa carrière professionnelle, l'artilleur a démontré pourquoi il a été l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du baseball au Canada, conduisant les Capitales vers une victoire de 5 à 1 dans le match numéro trois de la série finale de la Ligue Can-Am.
Les Capitales ne sont plus qu’à une victoire de remporter le trophée Arthur E. Ford pour la deuxième fois de leur histoire. Ils auront la possibilité de réussir l’exploit dès vendredi soir, dans le match numéro quatre, notamment en raison de la brillante performance de Gagné.

Au cours de sa carrière de 10 saisons dans le baseball majeur, Éric Gagné a connu la richesse et la gloire, remportant le prestigieux trophée Cy Young en 2003 et une bague de la Série mondiale en 2007. Il a fait courir les foules à Los Angeles, où il est devenu une rock star avec ses balles de feu, son imposante barbichette et ses grosses lunettes. Tous les soirs, 50 000 personnes s’entassaient dans le Dodgers Stadium afin de voir Game Over retirer les frappeurs adverses sur des prises en neuvième manche.

Jeudi soir, Éric Gagné obtenait la balle pour la dernière fois de sa saison avec les Capitales de Québec. Ignorant ce que l’avenir lui réserve, Gagné songe présentement à la retraite, advenant qu’il ne soit pas invité à un camp d’entraînement du baseball majeur au printemps prochain. Même si la saison 2009 de Gagné a été constituée de montagnes russes, les amateurs québécois ne l’ont jamais laissé tomber. Ils l’ont adopté comme le roi du Stade municipal et ils lui ont permis de relancer une carrière qui n’allait nulle part depuis deux ans.

Tout était au rendez-vous : un ciel radieux, 5 011 spectateurs entassés dans le Stade municipal, une atmosphère électrisante des séries éliminatoires… Dès le début du match, Gagné a fait son entrée sur Welcome to the Jungle, sa chanson fétiche lors de ses belles années dans l’uniforme des Dodgers. Et à l’image de son passé glorieux, il s’est mis à dominer. En neuf manches, Gagné a limité les Tornadoes à un seul point sur six coups sûrs. Il a également réalisé huit retraits sur des prises, au grand plaisir des partisans survoltés. En neuvième manche, lorsqu’il est grimpé au monticule pour compléter la rencontre, Welcome to the Jungle a de nouveau résonné dans les haut-parleurs du Stade municipal. Et lorsqu’il a retiré sur des trois prises Alex Pena pour mettre un terme à la rencontre, le Stade voulait exploser.

Dans un élan de joie, les coéquipiers de Gagné se sont précipités vers lui et l’ont soulevé en héros! Saluant les amateurs chaleureusement, Éric Gagné a regagné le vestiaire des Capitales sous une ovation monstre. Et puisque les amateurs ne voulaient pas quitter les estrades, Gagné est revenu pour les saluer une deuxième fois!
Les Capitales, euphoriques!
De retour dans le vestiaire, les joueurs des Capitales étaient souriants, heureux d’avoir participé au plus grand match de l’histoire de la franchise. «C’est incroyable ce feeling», avouait Karl Gélinas, se demandant si ce serait possible de le vivre de nouveau! «Magique!», a scandé Patrick Deschênes, lui-même magistral avec ses jeux défensifs à couper le souffle.

Les Capitales reprendront l’action vendredi soir, au Stade municipal, et tenteront d’éliminer les Tornadoes de Worcester. Karl Gélinas sera le partant des Capitales et tout porte croire que Baron Short sera le lanceur des Tornadoes.

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