Brasse-camarade
Les citoyens de la Ville de Québec, comme ceux de partout en province, iront aux urnes le 1er novembre, pour choisir les personnes qui les représenteront à la grande table démocratique à l'hôtel de ville. L'opposition s'annonce timide sur le plus haut siège de la rue des Jardins. Selon toute vraisemblance, le maire Régis Labeaume se dirige vers un véritable couronnement, résultat de ses succès à la tête de la ville et à voir les candidats qu'on lui oppose à l'aube de la campagne électorale.
Le style du maire Labeaume a de quoi plaire; prompt, vif, près des gens, un homme au franc parler, une image qui passe à travers les médias à cent à l'heure. Ce style de politicien a déjà fait ses preuves au niveau municipal. Citons en exemple les maires Yves Lévesque de Trois-Rivières ou Jean Tremblay de Saguenay, que peu ou pas de candidats de valeur veulent affronter. C'est comme si les électeurs voulaient tourner la page sur ces premiers magistrats austères, distants de leurs élus et qui commandaient étude par-dessus étude avant de s'adresser à leurs commettants, à une époque pourtant pas si lointaine. C'est un peu la révolution tranquille dans nos villes. De là à affirmer que ce nouveau style est plus efficace que l'ancien, il faut être prudent.
Au Québec, nous avons l'habitude d'élire des opposants aux deux niveaux de gouvernement. Rappelons-nous ces années Parti québécois au provincial et Parti conservateur au fédéral, ou encore aujourd'hui Parti libéral à Québec et Bloc québécois à Ottawa. Ils sont fous ces Québécois!, pensent nos concitoyens canadiens des lointaines provinces!
Il va sans dire que le maire Labeaume pourrait goûter à cette médecine bien québécoise. Le roi serait élu, certes, mais rien ne serait dans la poche pour les candidats de son équipe dans chacun des 27 districts de la ville. Est-ce que les Québécois vont utiliser une fois de plus leur d'opposition, de quoi mettre un peu de chaleur dans les débats et d'action dans les textes des journalistes l'hiver prochain?
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De mauvaises langues disent que les policiers de Québec n'ont jamais été aussi présents que depuis qu'ils sont postés aux intersections en abord des travaux routiers. Un rôle à l'efficacité douteuse, mais surtout une belle occasion de se pencher sur l'image que projettent nos agents de la paix, en marge des situations tendues envers l'administration Labeaume.
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Au moment où ces lignes sont publiées, le Moulin à paroles bat son plein. Rarement aura-t-on aussi bien choisi le nom d'un événement qui aura fait couler tant d'encre et de salive, tout particulièrement dans la région de Montréal, malgré sa tenue en plein coeur de Québec. De part et d'autre, souvent de façon civilisée, parfois avec un langage méprisant, chacun y va de son commentaire sur la pertinence de tenir un tel événement, dont la teneur élevée en partisanerie est devenue indéniable. C'est malheureux! Nous avons ici un bel exemple de la grande famille québécoise qui, plutôt que de se pencher sur sa légendaire histoire pour en tirer des leçons d'avenir, préfère se déchirer pour soutenir ses options politiques.
Que tous ceux, de quelque camp politique proviennent-ils, qui ont tenté, tentent, et tenteront de faire de cet événement un tremplin politique, se souviennent qu'ils finiront par salir les récits historiques que feront de nous les générations futures. Je me souviens, disait-on!