Cette oeuvre, qui a donné l’idée de l’exposition à Louis-Karl Picard-Sioui, est en quelque sorte la pièce maitresse de l’exposition. Il s’agit d’une copie de la loi sur laquelle on a tiré une balle de fusil de calibre .12. (Photo Luc Fournier)
La loi sur les Indiens revue et… corrigée
Le Musée huron-wendat dévoile sa première exposition maison
Il y a de ça plus de 150 ans, la Loi sur les Indiens était votée. Une loi qui «régit l’ensemble de la vie des Indiens au Canada, de la naissance et même jusqu’après la mort», rappelle le surintendant de l’exposition, Louis-Karl Picard Sioui.
Cette loi prévaut encore aujourd’hui, avec quelques changements mineurs depuis sa mise en place au milieu du 19e siècle. Elle vise ni plus ni moins la disparition des Amérindiens, ou à tout le moins, empêche que la communauté grandisse.
Mais l’exposition qui débute à Wendake se veut plus artistique que politique, souligne le maître d’oeuvre. Un sujet naturel qui, pourtant, n’a pas fait l’objet de bien des oeuvres artistiques jusqu’à présent. «C’est tellement omniprésent que personne n’a pensé faire quelque chose là-dessus», confirme Louis-Karl Picard-Sioui. Pourtant, «c’est la matrice dans laquelle nous vivons».
Ainsi, jusqu’au 10 janvier prochain, les visiteurs pourront voir les créations de huit artistes autochtones contemporains qui présentent chacun à leur façon une réflexion face à la Loi sur les Indiens.