Moulin à paroles et mémoire sélective
Le ministre Sam Hamad n'aime pas le manifeste du FLQ parce que «ce sont les assassinats, les bombes». Et la guerre de 1759 alors? Notre histoire ne se limite pas qu'à la seule victoire britannique sur les Plaines. Je comprends le gouvernement d'avoir retiré l'enseignement de l'histoire des école. C'est gênant pour ceux dont les maîtres siègent à Ottawa.
Le maire Labeaume se retire car il n'aime pas Patrick Bourgeois qu'il accuse d'incitation à la violence pour avoir dit que s'il y avait reconstitution de la bataille des Plaines, il y aurait violence. Est-ce que M. Bourgeois exprimait une crainte ou un véritable appel à la violence? M. Labeaume a-t-il oublié ce qu'il a déclaré il y a quelques mois et avec la véhémence qu'on lui connaît: «La campagne électorale va être sale». Exprimait-il une crainte ou un désir?
Il est curieux de constater que lorsqu'un peuple est à genou, on appelle cela de l'histoire. Mais lorsque ce même peuple veut rappeler ses luttes de survivance, on qualifie cela d'appel à la violence. Pas étonnant que le quartier Montcalm soit truffé de rues aux noms de génocidaires tels Moncton et autres criminels de guerre.
C'est avec une telle mémoire sélective que les puissants, et ceux qui croient l'être, continueront de détruire la planète. Heureusement qu'il y a des Patrick Bourgeois et Luck Mervil!
Si la Commission des Parcs de Champs de Batailles interdit le Moulin à paroles sur les Plaines, je suggère aux organisateurs de s'installer sur les terrains devant le Parlement. Comme visibilité et accessibilité, on ne fait pas mieux.
Francine Vachon, Québec
Frank F.
Commentaire mis en ligne le 6 septembre 2009Madame Vachon,
L'histoire du Québec n'est pas un mélodrame pour jeune fille on mal de sensations. En fait, il serait temps qu'on cesse de la dénaturer pour en faire une épopée de la survuvance qui n'a jamais existé.